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Restitution

Jeudi 1 Octobre 2020 - 19:03

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Que la pression augmente fortement sur les anciennes puissances coloniales pour amener leurs dirigeants du temps présent à restituer les œuvres d’art anciennes qui furent dérobées aux pays africains dans les siècles précédents n’a rien de très surprenant. Constituant un trésor culturel et historique qui n’a pas de prix, ces objets sont les témoignages les plus vivants d’un passé aussi riche que divers sur lequel les hauts responsables de tous les pays concernés et non plus seulement les historiens, les universitaires, les artistes portent désormais la plus grande attention.

 

Ceci étant dit deux remarques s’imposent dans le domaine pour le moins délicat de la restitution des objets d’art, mais aussi des documents historiques  de toute nature qui ont quitté le sol africain pour venir enrichir les grandes institutions occidentales comme le Musée des Arts premiers à Paris ou le National Museum of African Art à Washington :

 

  • La première concerne la procédure à suivre si l’on veut éviter que cette restitution provoque des tensions inutiles et dangereuses entre les nations concernées. Echanger au plus haut niveau des Etats, autrement dit coopérer  dans le but de trouver des accords raisonnables et raisonnés, est certainement la voie à suivre. Tout indique aujourd’hui que le meilleur pourrait en sortir aussi bien pour les pays africains que pour les pays détenteurs d’une partie de leur trésor passé.

 

  • La deuxième remarque concerne les sites, autrement dit les musées et les centres culturels où pourraient être installés les objets anciens ainsi restitués. Rien, en effet, ne serait plus grave, plus destructeur, plus dangereux que de procéder à de telles restitutions sans qu’au préalable des lieux adaptés soient édifiés ou restaurés là même d’où partirent les trésors du passé africain vers les grandes nations de l’hémisphère nord. Préserver ce passé est en effet une priorité absolue.

 

S’il est donc un domaine dans lequel la coopération entre les Etats du Sud et du Nord de la planète doit aujourd’hui se préciser, c’est bien celui-là car le temps est proche, pour ne pas dire très proche, où la restitution des œuvres d’art s’imposera.

 

 

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