Salubrité : la ministre de l’Environnement nettoie devant son administration

Samedi 3 Novembre 2018 - 18:45

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Arlette Soudan-Nonault a saisi l’opportunité offerte par la circulaire gouvernementale pour lancer l’opération« Villes, villages et habitations propres » devant le siège de la Direction générale de l’Environnement, le 3 novembre, à Brazzaville.

L’initiative du Premier ministre a été loué par la ministre du Tourisme et de l’environnement. Celle-ci, a-t-elle dit, est un rappel à la propreté fait aux membres du gouvernement, à l’administration centrale, aux citoyens ordinaires, bref à l’ensemble du peuple congolais . Pour Arlette Soudan-Nonault, le chef de l’État, garant du leadership de protection de l’environnement, attendait du gouvernement, par le biais du Premier ministre, Clément Mouamba, cette grande impulsion. « Aujourd’hui, tous les premiers samedis du mois, il nous faut préserver, nettoyer, pour nous permettre d’avoir un environnement sain, pas seulement au sein des institutions, des bureaux mais aussi au quotidien dans notre environnement immédiat. Car, il n’y a pas de santé saine sans environnement sain. Vous ne pouvez pas être en bonne santé dans un environnement pollué. Nous avons des tas des textes aujourd’hui sur la gestion des sachets, sur l’assainissement des villes mais il nous faut maintenant dire aux citoyens de prendre conscience », a indiqué la ministre du Tourisme et de l’environnement.

Cette initiative, a-t-elle déclaré, ne devait qu’être instituée un jour, précisant que si le chef de l’État avait, au départ, privilégié les questions de réconciliation, de paix, maintenant il est question que les Congolais comprennent que chacun où il se trouve doit accompagner l’État, parce qu’au centre c’est d’abord le citoyen.

Changer le logiciel mental des citoyens

La ministre a regretté qu'il y ait des gens qui déversent de l’eau dans la rue sans scrupule; certains plaçant même des toilettes non modernes juste à côté des rues et renversant le contenu dans la rue.  Des mauvaises habitudes qu’il faut arrêter, s’est indignée la ministre, exhortant les maires qui sont sous la coordination des préfets d'appliquer tous les textes que le gouvernement a pris à cet effet.

De la même manière, a-t-elle poursuivi, les personnes qui s’installent au bord du fleuve, de la mer, des océans, doivent respecter les lois en la matière. Arlette Soudan-Nonault a reconnu que les réformes ne sont pas toujours acceptées par tous mais une campagne de sensibilisation à l'endroit de la population devrait être menée au travers des spots, des plateaux télévisés, etc., sur l’environnement insalubre.

La ministre a fait savoir que son département travaille actuellement en partenariat avec le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, dans le but de placer des manuels scolaires qui sensibilisent les plus petits au respect de l'environnement. « Il y a une volonté du gouvernement de faire en sorte que les choses changent. Il faut assurément changer le logiciel mental et au-delà de ce logiciel mental, c’est le disque dur qu’il faut reformater et quelques virus auxquels il faut apporter des antivirus. Je pense qu’il faut parler le langage informatique pour casser les habitudes qui ont la peau dure. On demande la résilience de l’État, parce que l’État doit sanctionner. Car, en dehors de la sensibilisation, il faut aussi des mesures répressives qui sont prévues dans les textes de l’État », a-t-elle martelé.  

Bruno Okokana

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : Arlette Soudan-Nonault lançant l'opération de salubrité à la direction générale de l'environnement Photo 2 : la ministre du Tourisme et de l'environnement en pleine opération

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