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Santé publique

Samedi 25 Juillet 2020 - 16:45

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La semaine qui commence, pour des raisons qu'il a étayées au sortir du Conseil des ministres vendredi dernier, le gouvernement prorogera pour la sixième fois consécutive l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national assorti du couvre-feu. Des mesures destinées à lutter contre la prorogation de la pandémie de Covid-19 qui ne cesse de progresser dans le pays. Plus de 3000 cas de personnes contaminées d’après le bilan d’étape dévoilé par la coordination nationale de riposte, le 24 juillet, le Congo n’a donc pas encore connu le pic de la maladie et l’observation des mesures barrières reste une exigence individuelle et collective de première importance.

En termes de foyers les plus actifs de circulation du virus, Brazzaville et Pointe-Noire, villes les plus peuplées du pays, sont en tête du chapitre. Ces deux agglomérations qui concentrent les deux tiers de la population congolaise sont aussi celles où la reprise souhaitée de l’activité économique et commerciale après des mois de confinement pose le plus de problème. De façon générale, Brazzavillois et Pontenégrins foulent aux pieds les mesures barrières. En dehors du port du masque qui s’y est répandu, il est de plus en plus difficile de contrôler les rassemblements dans les veillées funèbres, dans les transports en commun et dans les marchés domaniaux.

Comme si ce qui est relevé plus haut ne suffisait pas, vendeuses et vendeurs grignotent considérablement sur le calendrier d’ouverture des marchés. Les mercredi et dimanche, jours réservés pour le nettoyage des enceintes et censés être libres de tout encombrement commerçant ne le sont plus avec la même rigueur que quand la mesure avait été décrétée. Il en est de même des débits de boissons communément appelés VIP qui ont rouvert, apparemment à l’usure, les dernières recommandations des experts ayant été qu’ils devaient encore attendre.

Jeudi 23 juillet, le sujet Covid-19 a figuré en bonne place de la session des questions orales avec débat entre le Sénat et le gouvernement. Sur le cas précis de la prise en charge des malades et de l’organisation des accueils, on a pu noter le cri de détresse de l’Exécutif : nos structures de santé, déficitaires en équipements de pointe, manquent de personnel en nombre et en qualité. Le problème est donc entier et, s’ils veulent gagner la bataille de la prévention contre le coronavirus, les Congolais devront choisir de mieux se protéger.

Les Dépêches de Brazzaville

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