Secteur bancaire : les sanctions internationales restent de stricte application

Jeudi 4 Juillet 2019 - 20:24

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La haute direction de l’Association congolaise des banques (ACB) fait remarquer que les banques commerciales du pays appliquent « intégralement » les sanctions, notamment celles émanant du Trésor américain à l’encontre de certaines entités congolaises.

Le système bancaire de la République démocratique du Congo (RDC) va continuer à appliquer pleinement les sanctions internationales à l’encontre de certaines entités nationales.« Nous les appliquons », a déclaré le président de l’ACB, Yves Cuypers, au cours d’une conférence de restitution de la dernière mission effectuée par son association, du 10 au 12 juin, à Washington et à New York. Il n’y a donc pas de doute sur cette question, les banques commerciales vont poursuivre la collaboration. « La Banque centrale du Congo (BCC) le sait. Les ministres des Finances et de la Justice le savent. Nous leur rendons, d’ailleurs, compte comme nous rendons compte à ceux qui ont frappé certaines entités de leurs propres sanctions », a-t-il précisé.

Par ailleurs, l’ACB exprime également sa ferme détermination à revoir totalement ses statuts pour plus d’efficacité dans le suivi sur le terrain. Le projet de changement des statuts va permettre finalement de mettre sur pied une structure sans doute moins politique et plus rigoureuse dans l’application effective des décisions visant le secteur bancaire en RDC. Dès la fin de cette année, renseigne Yves Cuypers, l’ACB espère devenir une association plus contraignante vis-à-vis de ses membres, dans le cadre de la mise en œuvre effective des différentes décisions. « Nous voulons être une association engageant ses membres. Ça veut dire que quand nous prenons une décision, vous la respectez. Si vous ne la respectez pas, vous êtes sanctionné, voire exclu. Cela ne peut se faire évidemment qu’avec la BCC», a-t-il assuré.

Par le passé, le partenariat entre la BCC et les banques commerciales n’a pas manqué de porter des résultats intéressants dans certains domaines, notamment l’application effective de la correspondance de la BCC du 30 septembre 2016 demandant aux banques opérant dans le pays d’augmenter leur capital social minimum de dix à trente millions de dollars américains. Notant également que la BCC ne cache pas sa détermination à faire passer ce capital social minimum de trente à cinquante millions de dollars américains à l’horizon 2020. De même, l’on se rappelle l’intervention de l’ACB pour mettre fin à la controverse sur les billets de dollars avec étoiles. L’association a vite fait de réagir pour empêcher que le rejet systématique de ces coupures ne puisse se répandre sur l’étendue du territoire national, tout en invitant les banques à ne pas baisser la garde dans la procédure habituelle d’authentification des billets.

La haute direction de l’ACB prend un engagement ferme auprès de ses partenaires internationaux de promouvoir la rigueur dans le secteur bancaire. A cet effet, elle rappelle prcisément l’engagement des banques commerciales à investir davantage dans la formation du personnel, l’acquisition des logiciels répondant aux normes de conformité dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Pour rappel, la mission de l’ACB sur le sol américain portait essentiellement sur la problématique de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Laurent Essolomwa

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