Sécurisation des élections : l’armée et la police en alerte maximale

Mercredi 19 Décembre 2018 - 14:30

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Deux policiers seront théoriquement présents aux abords de chacun des soixante-quinze mille bureaux de vote répartis à travers le territoire national. Les forces armées seront présentes partout où la répression sera nécessaire face aux groupes armés qui chercheraient à torpiller le processus.

Le compte à rebours a déjà commencé pour la tenue des élections prévues pour le 23 décembre. Outre la Commission électorale nationale indépendante qui met présentement les bouchées doubles pour assurer l’effectivité de ces scrutins historiques en veillant sur les moindres détails organisationnels, le ministère de l’Intérieur et Sécurité, de son côté, envisage un dispositif sécuritaire de taille afin de parer à toute éventualité. Autant dire que le gouvernement redoute, le jour du vote,  des dérapages qui proviendraient des ennemis de la démocratie enclins à arrêter, par tous les moyens, le processus électoral afin de contourner la sanction du souverain primaire.   

À ce propos, le ministre Henri Mova Sakany a rassuré lundi la population congolaise sur les dispositions sécuritaires prises par l’exécutif national pour la tenue des élections réellement apaisées. Il a indiqué que les frontières terrestres seront fermées le jour du vote, de minuit à minuit, afin de prévenir toute incursion extérieure pouvant être commanditée à partir des États voisins. L’armée sera renforcée en équipements et en hommes qui seront déployés au niveau des postes frontières afin de dissuader toute tentative de pénétration sur le sol congolais. En revanche, a précisé le ministre de l’Intérieur et Sécurité, les vols internationaux seront maintenus.

Ainsi donc, a-t-il dit, deux policiers seront théoriquement présents aux abords de chacun des soixante-quinze mille  bureaux de vote. « Seule la police est autorisée à sécuriser de façon visible le processus électoral », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que « l’armée sera également mobilisée en renforts mais pas aux abords directs des bureaux de vote ». Sans pour autant donner le plan de déploiement, Henri Mova Sakany a fait savoir que les forces armées « seront en alerte maximum partout où la répression sera nécessaire face aux groupes armés qui viendrait torpiller le processus ».

Pour sa part, précisant le dispositif policier qui sera d’application le 23 décembre, le porte-parole de la Police nationale congolaise, le colonel Pierrot Mwanamputu, a déclaré que douze mille policiers sortis de différents centres d’instruction et écoles de police seront déployés pour sécuriser les différents sites où s’effectuera le vote. « Nous sommes en train de les déployer à travers tous les commissariats provinciaux pour permettre à tous les électeurs d’aller déposer dans l’urne, dans la sérénité, les bulletins des candidats qu’ils se seront choisis », a confirmé le colonel Mwanamputu.

Alain Diasso

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