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Signal

Jeudi 22 Août 2019 - 17:15

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Prévenir et gérer les crises sur toute l’étendue du continent africain figure depuis longtemps en bonne place dans la liste des priorités diplomatiques de la plus haute autorité du Congo, Denis Sassou N’Guesso. Mais, hélas ! cet appel à la raison n’a guère été entendu par ceux et celles auxquels il s’adressait comme on l’a vu ces dernières années avec l’effondrement de la Libye, la montée des tensions dans le Sahel, la déstabilisation de la Centrafrique, les conflits qui ensanglantent la Corne de l’Afrique et bien d’autres crises au nord comme au sud du Sahara.

Or voici que le Bassin du Congo vient d’envoyer un signal fort dans ce domaine éminemment stratégique puisque l’accord conclu mercredi à Luanda, sous l’égide de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (Cirgl) que préside actuellement Denis Sassou N’Guesso, a permis de mettre fin à un conflit larvé entre l’Ouganda et le Rwanda dont le pire aurait pu sortir pour toute la sous-région d’Afrique centrale. Un signal d’autant plus fort que le rapprochement entre les deux pays antagonistes a été réalisé grâce à l’entremise de leurs plus proches voisins, l’Angola, le Congo et la République démocratique du Congo.

Les interventions montées par les Nations unies pour mettre fin aux conflits qui déchirent des régions entières du continent ayant démontré de façon accablante l’incapacité de la communauté internationale à ramener la paix là où elle est en péril, le temps est venu incontestablement pour l’Afrique de se prendre en main et de cesser de compter sur des puissances extérieures pour combattre la violence ethnique, religieuse, idéologique qui lui a fait tant de mal ces dernières décennies. Et cette prise en main doit s’inspirer de ce qui se passe actuellement entre l’Ouganda et le Rwanda : avec, d’une part, des médiations organisées par les nations voisines et, d’autre part, l’accélération du processus d’intégration qui seul mettra un terme aux conflits hérités des temps passés.

Rien n’étant jamais parfait dans le monde des humains, la mise en œuvre de ces actions ne garantira pas que la paix l’emportera partout sur l’instinct destructeur de la violence et de la haine qui a provoqué tant de blessures dans le passé. Mais elle créera un climat propice au dialogue entre les peuples qui lui-même favorisera tôt ou tard leur entente. Nous en avons la preuve aujourd’hui avec l’accord qui vient d’être signé à Luanda sous l’égide de la Cirgl.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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