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Mercredi 15 Mars 2017 - 14:23

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La mise en production du champ pétrolier de Moho Nord, annoncée hier de façon laconique par le groupe Total, envoie de toute évidence un signal fort au peuple congolais et à la communauté internationale. Avec sa capacité de production de 100.000 barils/jour, ses 34 puits forés en offshore et raccordés à une plateforme dite « à ancres tendues », son investissement de 10 milliards d’euros ce nouveau champ démontre, en effet, que la baisse brutale de l’or noir sur les marchés mondiaux n’a en rien diminué la volonté des géants du secteur d’exploiter les ressources naturelles de cette partie de la planète.

Au-delà de la richesse qu’engendrera à terme, pour le Congo comme pour Total, ce vaste gisement situé au large de Pointe-Noire, dans les eaux profondes du Golfe de Guinée, Moho Nord traduit une confiance dans l’avenir qui tranche avec le pessimisme affiché de façon générale par les observateurs de la scène internationale. Sa mise en exploitation, alors que les cours du pétrole oscillent autour de 50 dollars US le baril et que personne n’ose prédire leur stabilisation durable, est fondée sur l’idée aussi simple que sérieuse selon laquelle l’émergence de l’Afrique s’accélèrera dans les années à venir et que, de ce fait, les deux milliards d’êtres humains qui y vivent consommeront beaucoup plus d’énergie qu’on ne le croit ou l’imagine aujourd’hui.

En misant comme il le fait sur le développement durable qui fera de l’Afrique au sud du Sahara, dans les dix années à venir, l’un des marchés les plus dynamiques de la planète Total fait preuve de bon sens. Un bon sens qui ne date pas d’aujourd’hui puisque Christophe de Margerie, qui perdit la vie à Moscou dans un étrange accident d’avion le 20 octobre 2014, l’avait érigé en stratégie au point de faire du Congo, où il venait souvent, l’un des pivots de l’extension à venir des activités africaines du puissant groupe pétrolier qu’il présidait.

Mieux vaut le savoir et s’en convaincre alors même que les apparences sont contraires, la partie du monde où nous vivons fera dans les années à venir un bond en avant dont peu d’entre nous ont une idée précise. La mise en exploitation de Moho Nord, tout comme l’installation à Brazzaville du siège de la Banque Sino-Congolaise pour l’Afrique ou le développement des activités du Groupe français Bolloré sont là pour le démontrer.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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