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Lundi 15 Mai 2017 - 19:15

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Tous les observateurs et commentateurs de la longue journée durant laquelle Emmanuel Macron a pris ses fonctions, dimanche, ont été frappés à juste titre par la place éminente que le nouveau chef de l'Etat français réservait à sa fonction hautement régalienne de chef des armées.

Les propos tenus après avoir été élevé au grade de commandeur dans l'Ordre de la Légion  d'honneur, la revue des troupes dans les jardins du palais de l'Elysée, la lente remontée de l'Avenue des Champs Elysées à bord d'un puissant "command car" de l'Armée de terre, la cérémonie de réanimation de la flamme devant la tombe du soldat inconnu Place de l'Etoile, le salut adressé longuement aux porte-drapeaux rangés sous l'Arc de triomphe, la visite discrète mais riche de symboles effectuée dans l'après-midi à l'hôpital militaire Percy de Clamart pour visiter trois soldats français blessés dans des opérations extérieures constituaient des signaux d'autant plus forts qu'il faut remonter loin en arrière dans le  temps, à l'époque où le général De Gaulle présidait aux destinées de la France, pour en trouver un équivalent aussi solennel.

A ceux qui doutaient que le plus jeune président de la République française puisse revêtir dès le début de son mandat l'habit pesant de chef d'Etat d'une grande puissance la juxtaposition de ces gestes a envoyé un message dénué de toute ambiguïté : la France d'Emmanuel Macron, quelle que soit l'ampleur des difficultés auxquelles elle est confrontée, poursuivra les actions extérieures en faveur de la paix dans lesquelles elle se trouve engagée. Elle ne baissera pas les bras sur les théâtres où elle opère, en Afrique tout particulièrement, et fera en sorte que ses partenaires en proie à de violentes agressions parviennent à vaincre la violence aveugle qui menace leur nation. Au- delà de la protection de son territoire contre le terrorisme elle continuera donc d'agir afin que la paix l'emporte sur la guerre, la sécurité sur la violence.

Alors que débute ce quinquennat il n'est pas inutile, cependant, de rappeler au nouveau locataire de l'Elysée qu'au-delà des gestes et des mots affichés le 14 mai 2017 il va devoir rétablir avec les partenaires africains de la France le climat de confiance que les erreurs successives de ses prédécesseurs ont fortement ébranlé ces dernières années. Mieux vaut ne pas rêver, n'est-il pas vrai ?  

Les Dépêches de Brazzaville

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