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Sinistre

Lundi 9 Décembre 2019 - 10:44

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Le gouvernement a voulu toucher du doigt la réalité du sinistre provoqué par les inondations dans le Nord-Congo en se rendant, la semaine dernière, dans les localités concernées. Il lui est impossible, malgré les dispositions qu’il peut prendre, de trouver des solutions qui vaillent, dans l’immédiat, à cette catastrophe naturelle de grande ampleur.

Tout au plus, pourrait-il, pour soulager la population tombée brutalement dans le dénuement, acheminer de l’aide d’urgence constituée des produits de première nécessité dont des vivres, des produits pharmaceutiques et de couchage. Même sur ce recours-là, le nombre de personnes affectées, cinquante mille, selon les premières estimations, n’est pas pour faciliter les choses. D’où l’appel lancé aux partenaires extérieurs et à la communauté nationale de se montrer solidaires des sinistrés.

Le souci dans ces inondations tient au fait que la décrue des eaux prend souvent du temps. En règle générale, il faudrait attendre vers la fin du mois en cours pour assister à la stagnation de la montée, et par voie de conséquence, à l’amorce du retrait de celles-ci. Le rythme peut être lent, alors que peuvent survenir des maladies liées à l’insalubrité. Il y a donc lieu de se préoccuper de la prise en charge sanitaire, surtout pour les enfants à bas-à-âge, intéressés à se baigner dans ces eaux nécessairement souillées, et aussi les personnes âgées dont la mobilité est pour le coup rendue difficile.

Il est vrai qu’ayant pris leurs habitudes des décennies durant dans ces lieux de campement saisonniers devenus des villages d’habitation, les familles installées le long des berges du fleuve Congo et de l’Oubangui prendraient pour de la vexation le fait de leur demander d’emménager sur les terres plus clémentes. Certaines n’étant pas situées très loin, ne serait-il pas raisonnable, à long terme, que la solution à ce qui arrive soit justement d’envisager une réinstallation de cette population là où les eaux ne constituent pas la denrée du malheur ?

On ne s’en aperçoit peut-être pas tout suite. Les inondations du Nord-Congo ont détruit les écoles, les centres de santé, les champs de plantations. Elles vont créer la famine et désarticuler la vie en famille. Songeons sans atermoiement à des solutions durables. A sinistre naturel, riposte naturelle.

Les Dépêches de Brazzaville

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