Somalie- Kenya : vive tension autour des réserves de pétrole et de gaz

Mercredi 20 Février 2019 - 12:30

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Le point d'achoppement  serait la mise aux enchères par Mogadiscio des gisements pétrolifères et gaziers situés dans une zone maritime que les deux pays se disputent. Nairobi a rappelé  son ambassadeur pour "consultation urgente".

Mogadiscio a dû calmer le jeu en affirmant que "la Somalie n'offre pas maintenant et n'envisage pas d'offrir un quelconque gisement dans la zone maritime disputée, avant que la frontière maritime entre les parties soit décidée par la CIJ (Cour internationale de justice)".

La CIJ entend, depuis 2016, les arguments de la Somalie et du Kenya au sujet de la délimitation de leur frontière maritime, au sein d'une zone potentiellement riche en pétrole et en gaz dans l'oOcéan indien. Les deux parties se disputent un secteur maritime de plus de 100 000 km², au sein duquel Nairobi a déjà accordé trois permis d'exploitation pétrolière aux compagnies française Total, américaine Anadarko Petroleum et italienne ENI SpA, contestés par Mogadiscio.

Les deux pays voisins vivent dans une tension  et la guerre civile somalienne a souvent débordé sur le Kenya. Des islamistes extrémistes en provenance de Somalie sont accusés d’avoir commis des attentats au Kenya, dont celui de janvier dernier qui avait fait vingt-et-un morts.

Le "Kenya espère que la construction du mur de 700 km, le long de la frontière entre le Kenya et la Somalie, permettra d'empêcher les éléments d'Al-Shebab de s'infiltrer dans le pays depuis la Somalie", peut-on lire dans le journal du peuple.

 Parmi les vingt mille hommes que compte la Mission de l’Union africaine en Somalie, figurent des soldats kényans.

Noël Ndong

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