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Lundi 2 Juillet 2018 - 12:40

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Que le jeune président français ait été présent à Nouakchott lors du 31e Sommet de l'Union africaine n'a rien de surprenant. Convaincu, à la différence de ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, que la France ne conservera son statut de grande puissance que si elle noue, ou plutôt renoue des relations de confiance avec l'Afrique, Emmanuel Macron a compris qu'il ne suffit pas de parler, de discourir, de pérorer pour convaincre ses pairs africains de son engagement à leur côté dans les difficiles batailles que ceux-ci doivent aujourd'hui mener pour permettre l'émergence de leurs peuples. Il sait que seuls des actes concrets rendront la France à nouveau crédible sur le continent.

Mieux vaut, dira-t-on, ne pas anticiper sur les suites de la conférence qui a pris fin hier. Mais cette remarque de bon sens n'empêche pas de dire, d'écrire que la France et probablement aussi l'Europe vont s'impliquer de plus en plus fortement dans la recherche de solutions aux crises qui déchirent l'Afrique, dans la mise en place d'aides concrètes au développement de cette partie du monde, dans le renforcement du processus d'intégration régionale qui seul permettra de résoudre le problème du sous-développement en abaissant les frontières artificielles dressées par la colonisation entre les nations africaines.

Si elles ne le font pas, les drames que vit le continent s'aggraveront de telle façon que le Vieux continent paiera inévitablement au prix fort la non prise en compte de ses responsabilités. L'afflux des migrants à travers la Méditerranée le démontre chaque jour qui passe avec une acuité, une violence, une gravité dont les répercussions sur l'Europe s'avèrent de plus en plus graves. Et l'on peut être certain que c'est bien la conclusion à laquelle est parvenue le nouveau locataire du Palais de l'Elysée, conclusion qu'il a entreprise de faire passer à ses pairs européens mais aussi à ses pairs africains.

Nous l'avons écrit ici même à plusieurs reprises et nous n'hésitons pas un instant à le réécrire : Emmanuel Macron devrait venir maintenant à Brazzaville, capitale de la France libre où vit pour l'éternité Pierre Savorgnan de Brazza, et dire de façon claire aux peuples africains "Je vous ai compris". Alors, en effet, la démarche qu'il vient d'entreprendre en assistant au 31e Sommet de l'Union africaine prendrait tout son sens, toute sa dimension. 

 

 

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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