Soudan : des mesures économiques pour juguler la crise

Samedi 12 Janvier 2019 - 16:15

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Le gouvernement soudanais a reçu du président Omar Hassan Ahmed Al-Bashir la charge de la mise en place des réformes mesures, en privilégiant l’amélioration de la vie de la population, en vue d'enrayer définitivement la crise née des revendications contre la hausse du prix du pain et la vie chère, considérée par les dirigeants comme un alibi de l’opposition et de ses parrains pour déstabiliser le pays qui se bat pour son développement.

La réunion tenue récemment, au sixième jour des manifestations contre la hausse du prix du pain et la vie chère, avec les chefs des services de sécurité et des renseignements soudanais dont le patron de National intelligence security service, a permis au chef de l’Etat soudanais, le maréchal Omar Hassan Ahmed Al-Bashir, de prendre une série de mesures énergiques visant à juguler la crise économique qui sévit dans son pays. Il s’agit, selon des sources concordantes, de la première réaction du président soudanais face aux mouvements de contestation sociale qui ont touché plusieurs villes du Soudan dont sa capitale, Khartoum.

Concrètement, le président Al-Bachir a notamment promis à ses concitoyens l’amorce de « vraies réformes » par l’Etat en vue de garantir une vie digne à la population. Mais, déjà, le gouvernement de Khartoum avait arrêté certaines mesures jugées salvatrices pour la capitale et certaines autres provinces affectées pour leur fournir les services de base permettant de mettre fin aux stratégies de l’opposition accusée d’être à la base de la situation décriée.

Des actions visant à mettre le pays à genoux

Cette réunion tenue avec les responsables de différents services a également été l’occasion pour le président Al-Bachir de saluer les efforts déployés par les forces de l’ordre, de sécurité et de défense, avec l’appui du pouvoir exécutif, afin de garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens lors des manifestations et soulèvements dans les provinces du pays.

S’agissant de la cause de ces mouvements de contestation contre la hausse du prix du pain et la vie chère, les sources rappellent qu’ils ont embrasé, à partir du 19 décembre, certaines villes des provinces du Soudan. Ils dénoncent, en effet, l’amplification de la crise économique utilisée comme stratégie par certains partis de l’opposition en poussant les manifestants à mettre le feu et à détruire certains biens privés et publics. À les en croire, ces manifestations ont visé les stations d’essence, les banques, les édifices abritant les services de l’Etat, etc. L’objectif était, selon les mêmes sources, d’anéantir les efforts fournis par le gouvernement dans le but de provoquer la colère de la population pour espérer leur ralliement. Ici, les sources prennent pour preuve  des allégations, les identités des suspects interpelés par les services spécialisés de l’Etat, tenus comme auteurs d’actes d’insurrection et de destruction méchante.

Avant cette intervention énergique du président soudanais, le parti au pouvoir, le Congrès national, avait, lui aussi, affirmé comprendre la colère de la population face à la mauvaise situation économique. Mais, son porte-parole, Ibrahim el-Sadik, avait également accusé les partis de gauche de vouloir « déstabiliser l’appareil de l’Etat ». Il a aussi tenu l’Etat d’Israël d’être à l’origine de ces protestations. Les responsables soudanais regrettent, par ailleurs, que leur pays soit la convoitise de beaucoup qui ne veulent pas le laisser libre pour son développement et qui se servent de l’opposition pour le déstabiliser. Ces manifestations, rappelle-t-on, ont commencé comme une simple revendication pacifique, avant de se transformer en des destructions méchantes, entraînant l’intervention du gouvernement qui a pris certaines mesures pour  maîtriser, d’une façon générale, la situation. Au niveau de la capitale, il a notamment été décidé la fermeture des écoles primaires et secondaires, privées et agréées ainsi que les universités pendant une période indéterminée pour prévenir de ce genre de manifestations.

Le président soudanais a exhorté ses compatriotes, particulièrement la jeunesse, au bon sens du patriotisme. Il leur a demandé de ne pas prêter le flanc aux rumeurs et de ne pas tomber face aux tentatives de manipulations politiciennes qui ne sont que des stratégies de l’opposition dont l’objectif n’est que de provoquer des frustrations du peuple et la révolte de la population, en créant des rébellions. Dans ce combat, les responsables soudanais, à travers le gouvernement, se disent serins et prêts à combattre tout ennemi du développement de ce pays.

 

Lucien Dianzenza

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