Soudan du Sud : Riek Machar favorable à la signature de l'accord de paix avec le gouvernement

Mercredi 29 Août 2018 - 14:00

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L’annonce a été faite, le 28 août à Khartoum, par le médiateur soudanais et ministre des Affaires étrangères, Al-Dirdiry Ahmed.

Selon Al-Dirdiry Ahmed, Riek Machar a donné sa position favorable à la signature de l'accord de paix, après plusieurs tentatives de refus. La même journée, notamment dans la matinée, il avait refusé de signer le document, exigeant que les réserves de l'opposition y soient intégrées. « C’est après d'intenses négociations que nous avions menées que Riek Machar a finalement accepté de signer le document, ce jeudi 30 août », a précisé le médiateur.

Pour ce dernier, les réserves exprimées par l'oppostion seraient soumises à l'Igad, une organisation des Etats d'Afrique de l'est qui œuvre depuis des mois à réactiver le processus de paix au Soudan du Sud. C’est après des semaines de négociations à Khartoum, au Soudan voisin, que le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son opposant, Riek Machar, sont parvenus à s’accorder pour signer en juillet et début août une série d'accords prévoyant un cessez-le-feu permanent et un partage du pouvoir. Ces accords prévoyaient, entre autres, le retour de Riek Machar, exilé depuis août 2016, pour occuper un des cinq postes de vice-président prévus dans le futur gouvernement d'unité nationale.

 Un accord de paix jugé peu réaliste par les Soudanais

Formulant leurs inquiétudes autour de l’avenir de cet accord, la majorité des Soudanais estime que celui-ci ne rassure pas tout le monde. Avant ce nouveu document, en effet, un premier accord de paix avait réuni les deux hommes dans le même gouvernement en 2016.  Mais, quelques mois après le retour de Riek Machar, les combats avaient repris à Juba. Ce dernier avait pris la fuite avec ses partisans en République démocratique du Congo. C’est pour quoi, le Conseil de sécurité des Nations unies avait imposé, en juillet, un embargo sur les armes au Soudan du Sud et des sanctions contre deux responsables militaires. Un embargo qui a permis de pousser les dirigeants à retourner à la table des négociations.

« Des défis considérables restent à relever et nous craignons que les accords conclus à ce jour soient peu réalistes ou viables », a déclaré une certaine opinion dans le pays, invitant les dirigeants sud-soudanais à prendre leur engagement définitif et à prouver leur sagesse afin d’assurer la paix et la bonne gouvernance du pays.

Notons que le Soudan du Sud est un pays indépendant du Soudan depuis 2011. Il a sombré, en décembre 2013, dans un conflit de pouvoir entre Salva Kiir et Riek Machar. Un conflit  qui a fait des dizaines de milliers de morts et occasionné le déplacement de près de quatre millions de personnes puis provoqué une crise humanitaire majeure.

Rock Ngassakys

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