Opinion

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Structuration

Lundi 31 Juillet 2017 - 21:05

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Nous n'en sommes évidemment pas encore là puisque l'adoption du système démocratique qui nous régit depuis près de trente ans s'est traduit par la multiplication quelque peu anarchique des formations politiques, mais il se pourrait bien que l'instauration de la Nouvelle République et la mise en place des institutions qui vient tout juste de s'achever se traduise assez rapidement par une remise en ordre de la classe politique congolaise qui rendrait ses discours à la fois plus audibles et  plus intelligibles.

Comme cela s'est passé tout au long du siècle dernier dans les vieilles démocraties - Angleterre, Etats-Unis, France, Italie, Espagne, Pays nordiques ... -  dont la vie politique a fini par s'organiser autour d'un nombre réduit de partis, le temps est sans doute proche, chez nous également, où quelques formations fortement structurées et solidement ancrées sur toute l'étendue du territoire national animeront le débat public. Déjà vraie pour la majorité présidentielle que domine le Parti Congolais du Travail mais qui va devoir s'adapter aux mœurs du temps présent cette structuration est loin, bien loin d'être réalisée pour l'opposition dont les élections législatives et locales qui viennent de se dérouler ont montré tout à la fois la faiblesse et les divisions.

La nouvelle Constitution ayant instauré un statut officiel de l'Opposition, la voie est ouverte pour une structuration de celle-ci qui permettra à notre jeune démocratie de franchir un pas décisif sur la voie du modernisme. Mais il n'est pas certain que le très grand nombre de formations qui la constituent aient une conscience claire des avantages que leur procurerait une semblable mise en ordre. Construites autour de personnalités qui n'ont pas d'assise électorale et qui ne vivent de ce fait que grâce à la sphère médiatique, la plupart d'entre  elles - notamment dans le camp des "radicaux" - savent qu'elles disparaitront le jour où l'opposition se structurera réellement. Il faut donc s'attendre à ce qu'elles tentent par tous les moyens de s'opposer à ce mouvement.

Convaincre, malgré tout, les intéressés qu'ils ont tout à gagner, aujourd'hui, à construire une opposition digne de ce nom qui parle d'une même voix, défende les mêmes idées, avance les mêmes projets, débatte sereinement mais fermement avec la majorité, est sans aucun doute l'un des grands enjeux des mois à venir.   

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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