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Mercredi 5 Décembre 2018 - 10:30

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Peu importe, en vérité, que Donald Trump refuse toujours de laisser son pays contribuer de façon concrète à la lutte contre le dérèglement climatique qui se trouve au cœur de la Conférence qui se tient depuis le début de la semaine à Katowice, en Pologne. Tôt ou tard et qu’ils le veuillent ou non, les Etats-Unis seront forcés de se réengager dans l’application concrète des accords signés à Paris lors de la COP 21.

Les incendies qui ont dévasté dans les derniers mois une partie de la Californie du nord sont là, en effet, pour prouver de façon accablante au locataire de la Maison-Blanche l’urgence de l’action planétaire qui seule permettra de sauver l’espèce humaine du désastre écologique qui la menace et qui se confirme de jour en jour. Ils lui adressent en quelque sorte un avertissement aussi clair que violent sur les conséquences que le dérèglement climatique généré par la surindustrialisation de l’hémisphère nord engendrera dans son pays si rien n’est fait pour le contenir.

Ce que nous devons comprendre, nous les peuples du grand Sud qui détenons les immenses espaces où se régénère pour une large part l’air permettant à l’homme de respirer, donc de vivre, c’est que le moment est manifestement venu de prendre la tête du mouvement planétaire qui, seul, mettra notre espèce à l’abri des drames en série qui se préparent. Si, effectivement, les deux tiers de la population mondiale vivant dans ces régions font entendre avec force leur voix, leurs attentes, les pays et les gouvernants qui sont responsables de cette terrible dérive seront forcés de réduire les gaz à effet de serre qui polluent l’atmosphère, de protéger la nature qu’ils s’emploient à détruire, de se tourner vers les énergies renouvelables, de stopper la fonte des glaces qui fait bondir les océans et autres actions vitales dont dépend pour une large part notre avenir.

Pour dire les choses de façon encore plus claire, les nations du Sud doivent prendre comme exemple le Fonds bleu pour le Bassin du Congo qui, même s’il n’est pas encore opérationnel, dessine nettement la voie sur laquelle tous les continents doivent s’engager sans plus tarder. Alors, en effet, elles enverront un signal fort aux Grands de ce monde qui s’emploient à détruire notre environnement, un signal que personne, pas même Donald Trump, ne pourra plus ignorer.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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