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Mercredi 12 Avril 2017 - 13:30

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La visite que le Pape François effectuera au Caire à la fin de ce mois est symbolique à tous égards. Maintenue alors que deux églises coptes ont été l'objet d'attentats sanglants le dimanche des Rameaux, elle témoigne de l'attention croissante que les plus hautes autorités du Vatican portent à l'Afrique.

Plus le temps passe, en effet, et plus notre continent s'affirme, en dépit des tensions religieuses que provoque la montée en puissance de l'Islamisme radical, comme le continent où la religion chrétienne affirme le plus clairement ses valeurs. Face à l'extrémisme l'Eglise y apparait comme un rempart moral qui protège les sociétés contre les dérives en tout genre marquant ce début de millénaire. Et c'est ce qui explique l'influence croissante des Africains dans la gouvernance d'une religion que dominaient jusqu'à très récemment le clergé et les prélats européens.

Venu du grand Sud puisqu'il fut longtemps archevêque de Buenos Aires, puis Cardinal le Pape François sait mieux que personne que son pontificat doit permettre à l'Eglise de franchir une étape décisive dans la rénovation de ses institutions. Confronté, au coeur même de la Cité du Vatican, à une puissante partie de la Curie romaine qui s'oppose à tout changement, à tout rééquilibrage des rapports entre les continents, il lui faut trouver les appuis nécessaires pour moderniser l'Eglise sans porter atteinte à ses valeurs fondamentales.

L'on peut donc tenir pour certain que sa visite au Caire sera suivie d'autres déplacements sur notre continent. La preuve en est que le nom de Brazzaville se trouve de plus en plus souvent cité, à Rome comme l'une des villes africaines où le Pape François se rendra dans le courant de cette année 2017. Avec très probablement, en clé de voûte de sa visite, le lancement de la procédure de canonisation du cardinal Emile Biayenda qui mourut assassiné il y a très exactement quarante ans, le 22 mars 1977.

Ce n'est certainement pas un hasard si le numéro deux du Vatican, le Cardinal Secrétaire d’Etat du Saint Siège Pietro Parolin, a passé quatre jours chez nous, à Brazzaville au début du mois de février de cette année afin de signer avec les plus hautes autorités congolaises un accord officiel qui marque de façon claire un renforcement significatif des liens existant entre le Vatican et le Congo.   

Les Dépêches de Brazzaville

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