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Terrorisme

Jeudi 4 Mai 2017 - 15:12

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Comme l’a dit très justement hier matin le Premier ministre Clément Mouamba à la  journaliste  Florence Morice de Radio France International qui l’interrogeait sur l’ouverture éventuelle de discussions avec Frédéric Bintsamou dans l’espoir de mettre un terme aux troubles qui déchirent depuis des mois une partie du département du Pool : « nous ne dialoguons pas avec un terroriste ». Frédéric Bintsamou devra donc répondre tôt ou tard de ses actes devant la justice congolaise ; aucun accord ne sera conclu  avec celui qui se fait appeler « Pasteur Ntoumi » et qui use de la violence aveugle pour imposer la loi des milices ninjas-nsiloulous aux populations de cette partie du Congo.

Ce rappel de bon sens était tout à la fois attendu et espéré par la société civile qui ne comprend pas pourquoi des organisations non gouvernementales au comportement pour le moins curieux s’efforcent d’amener les autorités publiques à trouver un terrain d’entente avec un homme qui nie l’Etat de droit, lance ses partisans à l’assaut des villages, utilise la terreur comme arme politique pour parvenir à ses fins. Il sonne comme un rappel à l’ordre général du principe fondamental selon lequel nul ne saurait se soustraire à la loi en usant de la violence contre ses concitoyens.

Alors que se préparent les élections législatives, sénatoriales et locales qui verront s’achever la mise en place des institutions de la Nouvelle République, le message délivré hier par le chef du gouvernement sur la « Radio du monde »  est aussi clair que déterminé : il n’y a pas, il n’y aura pas de tractations avec le « Pasteur Ntoumi » et l’ordre devra être rétabli très vite dans le département du Pool partout où il se trouve mis en péril par des individus sans foi ni loi qui commettent les pires exactions pour assouvir leurs passions. Il reste maintenant aux forces de l’ordre – police, gendarmerie, armée, services de renseignement – à tout mettre en œuvre pour que cette instruction donnée au plus haut niveau de l’Etat soit appliquée rapidement et ramène la paix sur le terrain.

Nous l’avons dit ici même à plusieurs reprises, rien ne serait pire  pour le Congo que de conduire cette vaste consultation populaire alors qu’une guerre larvée sévit dans plusieurs de ses cantons. Il y a effectivement urgence et l’on doit être reconnaissant au Premier ministre de l’avoir rappelé hier avec force.

Les Dépêches de Brazzaville

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