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Tontine

Jeudi 16 Mai 2019 - 20:36

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Aussi vieille que beaucoup d’autres formes de mutualités, la tontine est probablement la figure d’associations la plus célèbre en Afrique par sa capacité à fédérer non seulement dans le social, mais surtout en jouant un rôle majeur dans l’épargne collective. Si les tontines revivent encore aujourd’hui, c’est sans doute pour pallier le contexte difficile où les banques refusent d’intervenir.

Alors que les systèmes financiers classiques sont appelés à refonder leur mode opératoire, dans plusieurs pays africains, où naît malgré tout un secteur informel prompt à booster l’économie, les financements destinés aux petits projets sont rares. C’est donc sur la base de la confiance, avec autant de risque que cela peut avoir, que les tontines proposent des aides à chacun des membres.

Le mode opératoire bien connu : les participants d’une tontine s’engagent à verser une somme prédéterminée à une fréquence donnée. Pour chaque tour de versement, un des participants est désigné pour être le bénéficiaire des fonds des autres participants. Parfait ! mais si ce système est possible avec de vraies relations sociales, ne faudrait-il pas en rappeler les risques lorsqu’un des membres venait à faire défaillance ou simplement venait à décéder ?

Sans pourtant vouloir éteindre ce mode d’épargne associatif au succès indéniable, nous posons juste un regard circonspect sur ce que les sociétés d’assurances, pour ne citer qu’elles, peuvent saisir comme opportunité dans le cadre d’une jurisprudence capable d’en minimiser les risques.

Les Dépêches du Bassin du Congo

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