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A tour de rôle

Dimanche 2 Février 2020 - 9:53

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Où cette « offensive diplomatique » que les médias prêtent à Pascal Tsaty Mabiala va-t-elle le mener ? A tour de rôle, les acteurs politiques congolais réagissent aux propos, ou plus simplement, à la proposition du chef de l’opposition de voir prolongé de deux ans le mandat du président de la République. Afin qu’en 2023, à la compétition pour la fonction suprême, il ne se représente pas.

Aux yeux de beaucoup, le chef de l’opposition constitutionnelle, par ailleurs Premier secrétaire du parti majoritaire de l’opposition au parlement, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale –Upads-, a jeté un pavé dans la mare relativement agitée de l’arène congolaise. Chemin faisant, Pascal Tsaty Mabiala qui ne semble pas s’émouvoir des opinions contraires à sa démarche, émises y compris au sein de son propre parti, poursuit son petit bonhomme de chemin.

La semaine dernière, il a ainsi pris langue avec certains membres du corps diplomatique, parmi lesquels les ambassadeurs de l’Union européenne. La déléguée du Pnud a pour sa part fait l’honneur au dirigeant de l’Upads de le rencontrer au siège de son parti dans le sud-ouest de la capitale. Et lui de saisir toutes ces occasions pour ventiler ses offres portant pour l’essentiel sur les suites à donner à l’organisation des prochaines élections.

A Brazzaville, les observateurs s’interrogent si Pascal Tsaty Mabiala est en mission commandée. Parce qu’ils voudraient savoir, alors que les institutions en place assurent comme elles peuvent leurs missions régaliennes, pourquoi ce désir de les forcer à se démettre à une année du rendez-vous électoral majeur censé départager les candidats qui ambitionneront la fonction suprême. Cette position est aussi celle de quelques formations politiques de la majorité et de l’opposition « républicaine », qui déclarent s’en tenir à l’observation du calendrier politique qui fixe l’élection présidentielle prochaine au mois de mars 2021.

Devrait-on, peut-être, assister dans les semaines qui viennent à la formation de deux camps, l’un soutenant le prolongement du mandat présidentiel, l’autre rejetant tout calendrier improvisé ? Ces idées en confrontation pourraient bien étoffer l’ordre du jour du débat pour lequel le Conseil national du dialogue avait entrepris il y a quelque temps, lui également, des consultations avec les états-majors des partis et les chancelleries.

Comme quoi, il ne manque pas de thèmes sur lesquels les Congolais devraient continuer à se parler. Le tout est de le faire avec une passion qui n’ébranle pas les fondations de la République.

Gankama N'Siah

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