Tourisme : création d'un office pour promouvoir les potentialités du Congo

Jeudi 25 Juillet 2013 - 17:00

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L’office de promotion de l’industrie touristique a pour mission d’accroître le flux touristique au Congo. C’est dans cette vision que la loi portant création de cette structure a été adoptée le 24 juillet à Brazzaville, au cours de la séance plénière du Sénat

Attirer davantage de touristes, tel est l’objectif fixé par les pouvoirs publics. « Le Congo n’accueille aujourd’hui qu’environ 237.000 visiteurs par an, qui sont pour la plupart des touristes d’affaires. Cette fréquentation touristique est encore relativement faible alors que le pays dispose des atouts nécessaires pour relever le niveau de fréquentation », a fait savoir le ministre du Tourisme et de l’Environnement, Josué Rodrigue Ngouoniba.

Pour redresser la courbe, sera mise en place une politique de promotion des entreprises afin de mettre en service des outils d’exploitation et de gestion équitables des performances des systèmes politiques. « L’office peut commercialiser les produits ou services touristiques avec les agences de voyages, les sites d’hébergement et autres. Le tourisme, à travers les revenus qu’il génère, apporte des changements à la structure sociale et ouvre la voie aux activités économiques multiformes, en créant des emplois », a déclaré le ministre.

Dans le but de faire du tourisme un secteur productif capable de contribuer à hauteur de 10% du produit intérieur brut d’ici 2016, le Congo entend créer des entreprises touristiques en vue de diversifier son économie. Ces entreprises seront créées grâce à la dotation budgétaire allouée par l’État, des recettes provenant de la vente des produits touristiques, des redevances versées par les bénéficiaires et services promus par l’office, des produits des conventions avec les organismes privés et publics, des sociétés nationales et internationales, enfin des dons et legs.

Dans le rapport de la commission en charge de la question au Sénat, il a été révélé que l’activité touristique connait dans son ensemble une évolution positive, qui se traduit par un taux d’accroissement annuel moyen de 20,1%, ces trois dernières années. Placé, par le New York Times, au troisième rang des destinations africaines à découvrir en 2013, après le Ghana et la République sud-africaine, la mise en application de cette loi au Congo revêt une grande importance, car le tourisme est un facteur favorisant l’amélioration des conditions de vie des populations.

Selon Josué Rodrigue Ngouoniba, pour protéger les populations des influences négatives que peuvent entrainer ce projet, un cadre juridique plus cohérent et adapté aux exigences de la nouvelle politique touristique sera élaboré. Sur le plan institutionnel, il sera également créé des structures capables de contribuer à la promotion des produits touristiques attractifs et compétitifs. « Le tourisme peut avoir des effets négatifs sur l’environnement, mais lorsqu’il est écologiquement bien planifié et bien géré, il se révèle comme un puissant facteur de préservation de l’environnement et d'utilisation durable de la biodiversité. De même, les retombées économiques du tourisme engendrent d’importants revenus permettant de présenter la préservation de la gestion rationnelle des revenus des ressources naturelles », a poursuivi Josué Rodrigue Ngouoniba.

Cette structure aura pour missions : élaborer et commercialiser les produits touristiques ; aider les personnes morales et physiques œuvrant dans ce domaine à promouvoir leurs activités touristiques ; enfin, assurer la promotion des manifestations touristiques notamment, les foires, les salons et les ateliers.

Josiane Mambou Loukoula

Légendes et crédits photo : 

Le Parc national d'Odzala, l'un des nombreux sites touristiques du Congo à promouvoir.