Unesco : inauguration de la Semaine africaine 2018

Jeudi 24 Mai 2018 - 18:15

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Les festivités du groupe africain de l’Unesco ont démarré comme prévu, le 22 mai, avec pour objectif cette année de valoriser le patrimoine immatériel du continent, à travers la joie du partage mutuel des participants.

Unesco-Semaine africaine 2018-Oumar Keïta, Président du groupe Africain, Ambassadeur, Délégué permanent de la république du Mali auprès de l’UnescoAprès le moment solennel de l’inauguration par les officiels onusiens de la Place de Fontenoy à Paris, les exposants, par tirage au sort de l’occupation de l’espace, ont pris place dans la salle des pas perdus du siège parisien de l’Unesco, dans le septième arrondissement. En adéquation avec le thème « Patrimoine immatériel : Joie et Fierté de l’Afrique », du 22 au 25 mai, chacun des pays, par ses œuvres ou propositions de thèmes de conférences ou spectacles, apportera à « la maison promotrice du vivre ensemble, sa touche de l’entente cordiale de tout un continent », affirment les organisateurs.

C’est ce mardi, au milieu de la matinée, que Oumar Keïta, président du groupe africain, ambassadeur, délégué permanent de la République du Mali auprès de l'Unesco, a donné le top inaugural des festivités de l'édition 2018 de la Semaine africaine. La cérémonie s'est déroulée en présence d’Azzedine Mihoubi, ministre de la Culture de la République algérienne démocratique et populaire; de Zohour Alaoui, présidente de la conférence générale de l’Unesco, ambassadrice, déléguée permanente du Maroc auprès de l'Unesco; de Byong-hyun Lee, président du Conseil exécutif, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, délégué permanent auprès de l'Unesco; du Dr Amani Abou-Zeid, commissaire chargée de l’Infrastructure et de l’énergie à la Commission de l’Union africaine (UA); d’Ajay Kumar Bramdeo, ambassadeur de l’UA auprès des Nations unies à Genève; du corps diplomatique et d’illustres invités, artistes et exposants.

Pour le président du groupe africain, particulièrement honoré de constater que les invités ont répondu massivement à l’appel du groupe des ambassadeurs africains de l’Unesco malgré un certain nombre de difficultés, il était important de maintenir cette manifestation. « Car elle est devenue une marque qui fait découvrir et promouvoir les richesses culturelles de notre beau et chaleureux continent, l’Afrique », a-t-il estimé. Et de confier que : « Ce continent est non seulement le berceau de l’humanité, mais il est aussi et surtout le creuset du brassage des peuples divers, un foyer de civilisation et de cultures brillantes dont témoignent toutes les œuvres, objets culturels et artisanaux que vous allez voir et admirer tout au long de cette semaine. Nous avons non seulement le devoir de préserver cette diversité et cette richesse culturelles, mais nous devons également les partager avec les citoyens du monde. La Semaine africaine, incontestablement, met en pratique ce concept noble et plus que jamais indispensable dans un monde où le repli sur soi devient une tentation, où l’intolérance et l’extrémisme menacent la diversité culturelle… Nous restons persuadés que les vraies richesses des nations, de notre continent, ne sont pas matérielles, elles sont d’abord et avant tout immatérielles ».

Rappelant l’essence de la célébration de cette Semaine, Edouard Firmin Matoko, directeur général adjoint du Département Afrique, représentant la directrice générale de l’Unesco, a expliqué comment elle est devenue une tradition fortement enracinée dans l'ensemble des pays africains et représente le symbole du combat de tout le continent africain pour la libération, le développement et le progrès économique.  « Cette édition 2018, placée sur le thème ‘Patrimoine immatériel : fierté et joie de l’Afrique, nous rappelle à juste titre que l’Afrique, berceau de l’humanité, est à l’origine d’un grand nombre de peuples, de langues, de traditions et de religions. Cela montre également, l'importance du patrimoine culturel immatériel en Afrique, un lieu où les traditions vivantes façonnent l'identité des communautés au-delà des frontières géographiques », justifiant la décision de consacrer l'édition 2018 de la Semaine de l'Afrique sur ce thème témoigne de la reconnaissance croissante du patrimoine vivant au niveau international.

En soirée, un gala a permis aux spectateurs d’apprécier le patrimoine immatériel sur scène de la salle de conférence de l’Unesco. Tour à tour, ils ont découvert les artistes avec les tambours – ingoma, instruments sacrés du Burundi suivis des intermèdes de défilés de mode de l’Algérie et du Congo dont les créations de Motsé Akanati ont été appréciées par le public.

La suite de réjouissances sera vécue durant les rendez-vous quotidiens par ce que le directeur général adjoint du département Afrique a qualifié, lors de son allocution, en ces termes : « En plaçant l'homme au centre de ses préoccupations, le patrimoine culturel immatériel est, par essence, vivant et en constante évolution et continue d'être une source constante de créativité et d'inspiration dans les sociétés modernes. C'est aussi une force pour la diversité culturelle et le développement social et économique inclusif. Il joue un rôle essentiel dans la promotion du dialogue interculturel entre les communautés et les pays à travers les frontières…Dans cet esprit, je suis convaincu que nous partageons tous la même conviction que le patrimoine culturel immatériel nous aidera à façonner un avenir meilleur pour tous ».Unesco-Semaine Africaine 2018-Edouard Firmin Matoko, Directeur Général Adjoint du Département Afrique,

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : Unesco-Semaine africaine 2018-Oumar Keïta, président du groupe africain, ambassadeur, délégué permanent de la République du Mali auprès de l’Unesco Photo 2 : Unesco-Semaine Africaine 2018-Edouard Firmin Matoko, directeur général adjoint du Département Afrique Crédit photo : Jean Bedel Photo

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