Université Marien-Ngouabi : la formation doctorale de la Faculté de droit donne ses premiers produits

Mercredi 5 Juin 2019 - 12:30

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Les premières soutenances de thèse de droit public au sein de l’alma mater congolaise, se sont tenues, les 4 et 5 juin, sous le parrainage du Pr Dodri Kokoroko de l’université de Lomé, au Togo.

Six soutenances ont eu lieu en deux jours. Les thèmes du premier jour ont été « La coexistence des ordres juridiques communautaires en Afrique noire francophone », par Wildan Legrand Oboungaht ; « La régionalisation du maintien de la paix et de la sécurité collectives en Afrique : cas de la CEEAC », par Steven Modeste Yombi ; et « Le contrôle des actes de l’exécutif par le juge constitutionnel africain : cas du Bénin et du Gabon ».

Intervenant le second jour, Svetia Denis Dziat a défendu sa thèse portant sur « L’Union africaine et les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU », pendant que « Le régime juridique de lutte contre la piraterie maritime dans le golfe de Guinée » a été présenté par Kefrène Egron Goma. Un autre impétrant a soutenu sur le « Service public et droit communautaire : étude comparée entre la Cémac, l’Uémoa et l’UE ».

Cet événement, le premier du genre à la Faculté de droit’Université, a suscité des réactions. Pour le Pr Placide Moudoudou, enseignant à cette faculté, c’est une grande émotion, un grand plaisir que d’organiser ces soutenances. « Depuis dix ans, nous sommes en train de travailler et en 2015, on a eu les premières inscriptions en thèse. Quatre ans après, nous avons eu les premières soutenances et c’est historique, c’est grandiose… Désormais, il est possible de préparer le doctorat à la faculté de Droit de l’Université Marien-Ngouabi … », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le Pr Godefroy Moyen, ancien doyen de la Faculté de droit et l'un des formateurs, s'est dit heureux. « C’est un grand moment de plaisir de voir que l’on a souffert soi-même pour apprendre auprès des maîtres et ramener de la science au pays… Nous avons entrepris de mettre en place cette école doctorale de Brazzaville et qui, aujourd’hui, célèbre ses premiers fruits. Le premier que nous venons de voir a présenté le travail de grande qualité. Je pense que l’école tiendra longtemps et résistera à l’épreuve du temps parce que nous avons des enseignants du rang magistral qui sont professeurs et qui sont encore dans la fleur de l’âge », a-t-il estimé.

Membre du jury international, le Pr Kpodar Adama de l’université de Kara, au Togo, titulaire de droit public, a exprimé sa satisfaction tout en soulignant qu’un autre travail reste à faire. D’autant plus que le suivi des jeunes docteurs est un impératif pour leur donner les moyens de gravir les rangs du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur et de garantir l’avenir de l’école doctorale de Brazzaville.

L’impétrant Wildan Legrand Oboungaht, le premier des six à soutenir sa thèse de doctorat, a eu la mention "très honorable". Satisfait de ce résultat, il a profité de l’occasion pour saluer les efforts des maîtres qui ont créé et qui tiennent cette école doctorale.

Larsain Polmer Nkenda Zasset (stagiaire)

Légendes et crédits photo : 

Photo 1: Les membres du jury après la délibération de la première soutenance Photo 2 : L'impétrant saluant le jury de sa soutenance

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