Opinion

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U.P.A.D.S.

Jeudi 14 Septembre 2017 - 13:39

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Alors que la majorité présidentielle, qui est sortie renforcée des dernières élections générales, s'apprête à renouveler ses instances dirigeantes afin de mieux accompagner la politique de réforme assignée par le président de la République à la nouvelle équipe ministérielle, l'on ne saurait dire que l'opposition a pris, quant à elle, la juste mesure du rôle qu'elle peut et doit jouer dans la page d'Histoire qui s'écrira au cours des années à venir. Plus divisée que jamais, elle n'a toujours pas constitué le front cohérent et organisé qui lui permettrait de faire entendre ses idées et ses projets sur la place publique aussi bien que dans l'enceinte parlementaire.

Cette carence est d'autant plus regrettable que la Constitution adoptée par référendum il y a près de deux ans lui donne une occasion unique de s'organiser puisqu'elle confère un statut officiel à sa formation la plus représentative. L'U.P.A.D.S., qui détint le pouvoir lorsque l'ancien président Pascal Lissouba fut élu à la tête de l'Etat au sortir de la Conférence nationale souveraine de 1991 et qui a obtenu il y a deux mois le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée nationale à l'issue des deux tours des élections législatives, est bien évidemment la première concernée par cette question.

Ou bien, en effet, elle met tout en œuvre pour fédérer les nombreux partis et formations qui se réclament de l'opposition, ou bien elle s'avère incapable de concilier les intérêts de ces entités politiques. Dans le premier cas elle se fera à coup sûr entendre par l'opinion publique mais également par le pouvoir exécutif qui devra tenir compte de ses propositions et dans le second cas elle n'aura aucune influence sur le devenir de notre pays faute de pouvoir affirmer sa représentativité sur la scène publique. Autant dire que l'enjeu est vital pour elle, mais aussi important pour le système démocratique que le Congo vient tout juste de moderniser.

Dans la passe difficile que nous traversons, la constitution d'une opposition solide et donc capable de se faire entendre sur la place publique rendrait un grand service aux Congolais. Elle nourrirait, en effet, le débat plus que jamais nécessaire sur les progrès que le Congo doit accomplir dans sa gouvernance publique s'il veut réellement franchir les obstacles qui se dressent sur sa route.  

 

 

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