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Mardi 30 Juin 2020 - 19:19

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Ce qui se passe chez nous et autour de nous depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19 le confirme de jour en jour : quelle que soit l’ampleur, la force, l’efficacité des mesures prises sur le plan médical pour stopper l’extension du coronavirus, il est indispensable d’anticiper la suite des évènements. La suite c’est-à-dire la relance des activités que le confinement, la mise en place des barrières de distanciation, la fermeture des frontières, le repli sur soi de la nation congolaise tout entière ont brutalement interrompue avec toutes les conséquences matérielles que cela a provoqué.

 

Si, en effet, la production, le commerce, la finance et, de façon plus générale, toutes les activités dont dépend directement ou indirectement la santé de l’économie nationale ne retrouvent pas très vite leur rythme antérieur, l’on peut être certain que la crise sanitaire débouchera sur une crise sociale qu’il sera impossible de gérer au sens précis du terme. Ceci au moment même où le Congo est sur le point d’aborder les échéances politiques majeures que constitueront  pour notre pays l’élection présidentielle du premier semestre 2021 et les élections législatives de 2022.

 

Quitte à nous répéter une fois encore – car nous avons tiré cette sonnette d’alarme à plusieurs reprises depuis le début de la pandémie – nous pensons, comme tous les acteurs économiques, que l’Etat doit maintenant privilégier deux actions majeures qui permettront de conjurer le mauvais sort : d’une part, régler au plus vite la dette intérieure que la puissance publique, ses administrations, ses entreprises ont accumulée ces deux dernières décennies; assister financièrement, d’autre part, les petites, moyennes et grandes entreprises, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les banques et les institutions financières en allégeant le plus possible leurs charges fiscales et sociales, en aidant au financement de leurs activités, en consacrant à la relance de l’économie l’essentiel des sommes octroyées par la communauté financière mondiale afin d’aider le Congo à sortir de l’ornière profonde creusée par la Covid-19.

 

Si l’Etat et le gouvernement le font sans attendre, l’on peut être certain qu’un très puissant rebond en résultera, ce qui permettra aux Congolais de croire en l’avenir et de se mobiliser à nouveau comme ils l’ont fait au sortir de la guerre civile.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

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