Vie des institutions : l’opposition justifie son absence au lancement des activités du Conseil national du dialogue

Vendredi 12 Juillet 2019 - 15:15

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Alors qu’elle était invitée à la cérémonie de lancement officiel des activités du secrétariat permanent du Conseil national du dialogue (CND), le 9 juillet, l’opposition politique congolaise a fini par décliner l'offre.

Dans une lettre adressée au secrétaire exécutif permanent du CND, Martin Mbéri, le chef de file de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty-Mabiala évoque le retard avec lequel il a pris connaissance du dossier. Il s'interroge, par ailleurs, sur l’opportunité politique d’un séminaire de renforcement des capacités des membres de cette institution, élargi aux acteurs politiques. « La confusion qui en résulte entre une simple cérémonie de présentation du secrétariat permanent du Conseil national du dialogue et les échanges sur des thématiques aussi élevées avec la mise en place des groupes de travail constitués par vos seuls soins, continue de semer le doute, notamment sur l’objectif réel qui fonde l’activité à laquelle vous nous conviez », a écrit Pascal Tsaty-Mabiala.

Selon lui, le dialogue fraternel, consensuel et réparateur attendu par l’opposition ne peut être convoqué que par le président de la République, conformément à la constitution. Ce qui n’appelle pas, a-t-il insisté, au demeurant, l’organisation des séminaires de formation. « La seule volonté politique du président de la République suffit. C’est de ce dialogue réparateur dont l’opposition, dans toute sa diversité, a besoin aujourd’hui », a poursuivi le secrétaire général de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale.

En effet, le dialogue souhaité par l’opposition politique congolaise porterait sur des thèmes aussi variés. Il s’agit notamment de la gouvernance électorale ; la gouvernance administrative et territoriale ; la résolution définitive de la crise du Pool ; la crise économique et financière ainsi que sur la question de l’unité nationale. « N’ayant pas compris la démarche qui a consisté à regrouper les acteurs politiques, les membres de la société civile, les notabilités et les confessions religieuses afin de participer à un séminaire de renforcement des capacités (simple question interne), nous avons simplement décliné votre offre et attendons avec un intérêt particulier la convocation du vrai dialogue », a conclu Pascal Tsaty-Mabiala.

Notons que le CND a officiellement lancé ses activités au cours d’un séminaire atelier organisé du 9 au 11 juillet, à Brazzaville. En effet, ce séminaire visait à contribuer à la concrétisation des mécanismes inclusifs de dialogue, à travers l’opérationnalisation du CND, l’unique cadre institutionnel et légal de dialogue politique au Congo, créé par la Constitution de 2015.

Ainsi, plusieurs thèmes ont été développés, parmi lesquels, "Le Conseil national du dialogue : sa nature, son organisation et ses missions" ; "Des techniques de prévention et de gestion des conflits" ainsi que "Le rôle des femmes et des jeunes dans la gestion des conflits".

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre, Clément Mouamba, a souligné qu’à travers cette rencontre, le Congo venait de marquer un pas de plus vers la préservation des conflits politiques, sources d’instabilité dans le pays depuis de longues dates.

« Ce jour, nous venons magnifier cette valeur qu’est le dialogue. C’est une donnée cardinale et un mode opératoire efficace dans la résolution des conflits, particulièrement dans le domaine politique. En lançant les activités du CND, nous posons un acte qui contribuera à façonner un nouveau Congo digne d’être légué à la postérité, dans un esprit pacifique pour plus de progrès dans tous les domaines », soulignait le chef du gouvernement.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

1-Le chef de l’opposition politique congolaise, Pascal Tsaty-Mabiala / Adiac 2- Une vue des membres de l’opposition/Adiac

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