Vie estudiatine en France : trois questions à Prince Bertrand Bahamboula

Jeudi 11 Juillet 2019 - 13:15

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Après la caravane destinée à l’orientation de jeunes, organisée à Brazzaville par l’association Wake-Up Mind, une conférence de consensus est prévue, le 20 juillet à Paris. L'initiateur de la rencontre répond à nos questions.

Visuel de la conférence de Consensus organisée par l’association Wake-Up Mind à Paris Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : En quoi consiste la conférence de consensus ?

Prince Bertrand Bahamboula (P.B.B.) : Nous invitons nos compatriotes et amis du Congo à la conférence de consensus du 20 juillet, où  il sera question d’y évoquer les problématiques de l’orientation et de l’insertion professionnelle des jeunes au Congo. En interactivité, les panélistes tenteront de répondre sur les différents apports de la diaspora.

L.D.B : Pourquoi vous appropriez-vous un domaine qui relève de l’Etat congolais ?

P. B.B. : L’Etat ne peut plus être considéré comme le seul acteur capable d’impulser des dynamiques. Le monde change, il fait de plus en plus appel à des acteurs capables d’influencer la décision politique. Nous avons choisi d’être des lanceurs d’alerte, des porteurs d’un projet ambitieux et d’intérêt général.

Je suis convaincu que ce n’est pas l’Etat qui viendra dans les écoles pour alerter les élèves. C’est la responsabilité d’une société civile consciente des réalités. Par conséquent, nous ne devons pas tout attendre de lui. Bien au contraire, interagir dans le cadre du partenariat public-privé auquel notre pays est déjà ouvert.

Là où certains pensent que nous nous approprions un domaine spécifique, loin de le disqualifier, je pense plutôt que l’Etat a besoin d’être sensibilisé à ce sujet pour mettre en place les politiques publiques adéquates.

L.D.B. : Comment utiliserez-vous les préconisations de cette conférence ?

P.B.B. : Ce projet est inclusif. Nous souhaitons le construire avec toutes les forces vives prêtes à s’y investir. Le rôle de la diaspora n’est donc pas négligeable.

Le 18 mai dernier, la première conférence de consensus a eu lieu à Brazzaville. Elle a réuni le patronat congolais Unicongo, une institution financière de la sous-région, la Banque postale du Congo, quelques écoles de la place et l’Association des parents d’élèves. L’objectif était de réunir tous les acteurs influents sur l’orientation et l’insertion professionnelle des jeunes, afin de co-construire des dispositifs de politiques publiques efficaces.

Cinq propositions ont été formulées à cette occasion : la vulgarisation du conseil d’orientation sur toute l’étendue du territoire national, en s’appuyant sur le dispositif « Caravane SOS orientation » ; la mise en place de semaines d’immersion professionnelle en entreprise; la mise en place de centres de formation adaptée via les cours du soir, en partenariat avec les écoles et universités, pour créer des passerelles de formation ainsi que le renforcement des capacités; les formations en alternance avec les écoles partenaires comme la Grande école numérique du Congo; la création d’un statut «  Entreprises inclusives » pour inciter les entreprises à prendre des jeunes en semaines d'immersion professionnelle via des mesures d’allègement fiscal.

Le 20 juillet, se tiendra la première conférence de consensus à Paris, avec un thème révélateur : « Comment la diaspora peut-elle aider la jeunesse congolaise dans son processus d’insertion et d'orientation professionnelle au Congo ? Nous la voulons inclusive, riche et forte de proposition.

Quelques chefs d’entreprises et professionnels congolais, ainsi que d’autres membres des diasporas africaines, seront également présents à ce rendez-vous de 14h à 16h, au 76 bis rue de Rennes, 75006 Paris. Métro ligne 4, station Saint Sulpice.

Les inscriptions se font uniquement sur réservation au 00 336 58 95 65 36 ou par mail à wum.contacts@gmail.com.

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

Le visuel de la conférence de consensus, organisée par l’association Wake-Up Mind, à Paris

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