![]() Calendrier électoral : la Céni et ses partenaires politiques tentent d’aplanir leur différendJeudi 19 Juin 2014 - 16:45 Tous les mandataires des partis politiques régulièrement enregistrés sont conviés ce vendredi 20 juin à prendre part à une réunion extraordinaire du Comité de liaison de la Céni. Un seul point est inscrit à l’ordre du jour, celui du Calendrier des élections urbaines, municipales et locales.
Embrayant sur ce discours de l’opposition, plusieurs voix se sont élevées parmi les partenaires extérieurs de la Céni pour exiger un calendrier électoral complet incluant la présidentielle de 2016. À la suite des envoyés spéciaux de la communauté internationale pour les Grands lacs qui avaient, les premiers, exigé un calendrier global intégrant l’ensemble du processus électoral jusqu’en 2016, d’autres partenaires ont emboité le pas à l’instar de la mission de suivi électoral de l’Union européenne en RDC. De passage récent à Kinshasa, la délégation de l'UE a encouragé la Ceni à publier un calendrier électoral complet, consensuel et assorti d’un budget détaillé. Pour l’heure, la Ceni n’a publié que le calendrier des élections urbaines, locales et municipales qui se tiendront en 2015. Le flou reste entretenu sur la suite du processus électoral ainsi que sur ses différentes échéances. Dans les milieux proches de la Céni, on n’est en tout pas disposé à revoir la copie. Et d’ailleurs, l’abbé Appollinaire Malumalu avait déjà annoncé les couleurs lorsqu’il avait déclaré, au plus fort de la polémique, que la publication du calendrier électoral relevait des seules prérogatives de la Céni. Toute interférence était dès lors mal vue. Une approche soutenue par la majorité présidentielle qui tourne en dérision les contestations de l’opposition en mettant en relief le caractère hetérogène de la Céni composée des membres de la société civile et des partis politiques (opposition et majorité). Tout le monde étant partie prenante au sein de cette institution, toute contestation des décisions prises s’avère un non sens, argumente-t-on à la Majorité. La rencontre de ce vendredi parait comme celle de la dernière chance pour tenter de repartir sur des bases consensuelles dans un processus électoral qui balbutie déjà avant d’atteindre sa vitesse de croisière. Toutefois, au regard des positions figées des uns et des autres, le consensus recherché risque de n’être qu’un vœu pieux. Ce qui requiert des grandes concessions de part et d'autre.
Alain Diasso Légendes et crédits photo :Abbé Apollinaire Malumalu, président de la Céni |