Opinion
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- Analyse - Xinhua
CœurMardi 18 Novembre 2014 - 13:33 Si tout le monde s’accorde aujourd’hui chez nous sur le fait que l’acquis principal des quinze dernières années, le retour de la sécurité individuelle et collective, doit à tout prix être préservé, il faut en tirer la conséquence principale : à savoir que cet objectif primordial ne sera véritablement atteint que lorsque la société congolaise garantira aux nouvelles générations qu’elles peuvent s’éduquer, se former, trouver du travail, protéger leur santé, fonder une famille, bref vivre décemment dans un monde en pleine évolution. Osons donc regarder la vérité en face et convenir que nous sommes encore loin d’offrir aux jeunes Congolais ce qu’ils attendent à juste titre de leur pays. Trop d’enfants, trop de jeunes, sur toute l’étendue du territoire, sont mal soignés, mal éduqués, mal nourris, mal protégés contre eux-mêmes et contre les autres pour que l’on puisse conclure avec orgueil que leur destin est définitivement assuré. Même si d’immenses progrès ont été accomplis dans le cours de la dernière décennie, il reste un long chemin à parcourir pour que la jeunesse congolaise prenne sereinement la place qui lui revient au sein de notre société. Alors que nous réfléchissons à la nécessaire d'adaptation de nos institutions aux réalités de ce temps, il convient de placer la jeunesse au cœur des projets de toute nature que l’État, les collectivités publiques, les entreprises, la société civile entendent mettre sur pied dans le proche avenir. Si nous ne le faisons pas dans le temps imparti, qui est court, de terribles frustrations naîtront à coup sûr d’une marche en avant dont seuls profiteraient les petits groupes de garçons et de filles qui ont eu la chance de naître dans des milieux privilégiés. Et l’on peut être certain que cette discrimination qui ne dit pas son nom engendrera des tensions sociales difficiles à contenir. Comment faire en sorte que chacun et chacune puissent vivre libres, trouver un emploi, fonder une famille, protéger les siens contre les aléas de la vie est une nécessité vitale que le débat sur les institutions ne doit pas occulter mais, bien au contraire, doit favoriser. La paix de notre nation en dépend de façon si évidente aujourd’hui que nos gouvernants doivent l’inscrire clairement en tête de leurs priorités. Les Dépêches de Brazzaville Edition:Édition Quotidienne (DB) |