Afrique-Monde
Face à l’intensification de la pêche illégale et à la raréfaction des ressources halieutiques, l’Afrique redéfinit progressivement sa stratégie maritime.
L’appui technique de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) s’inscrit dans la dynamique d'offrir aux États un cadre pour concilier durabilité écologique, rentabilité économique et montée en gamme des filières locales. Dans un contexte où les ressources maritimes deviennent un enjeu de puissance, notamment en Afrique centrale, cette coopération revêt une portée géoéconomique majeure. Selon Paul Batibonak, l'un des négociateurs sur la Genève internationale, « quoi qu’on en veuille à l’OMC, elle contrôle 98 % du commerce mondial », soulignant ainsi le poids structurant de l’institution dans la gouvernance des échanges. Pour les pays africains, l’enjeu est double : s’insérer dans les ... Lire la suite
Organisé par la Banque africaine de développement (BAD), le dialogue consultatif de haut niveau sur la Nouvelle architecture financière africaine, ouvert le 9 avril à Abidjan en Côte d’Ivoire, planche sur les défis du financement de développement du continent.
Le paradigme actuel du financement du développement de l’Afrique a montré non seulement ses limites mais aussi des signes d’essoufflement, a fait savoir le président de la BAD, le Dr Sidi Ould Tah, dans son discours d’ouverture des travaux du dialogue sur la Nouvelle architecture financière africaine. « Le déficit structurel de financement qui affecte notre continent est estimé à plus de 400 milliards de dollars par an. Aujourd’hui plus qu’avant, l’Afrique peine à mobiliser à grande échelle des ressources externes. Pourtant, nous ne souffrons pas d’un manque de capital : l’Afrique compte ... Lire la suite
À l'initiative du Groupe des ambassadeurs bilatéraux africains en France et sous les auspices du doyen dudit groupe, une cérémonie d’adieu a été organisée en l’honneur de son Excellence Ali Jabir Mwadini, ambassadeur extraordinaire, plénipotentiaire et délégué permanent auprès de l’Unesco.
La cérémonie s’est tenue, le 7 avril, à l'ambassade de la République fédérale démocratique d'Éthiopie, en présence de plusieurs membres du corps diplomatique accrédité en France et de personnalités diplomatiques parmi lesquels Armand Rémy Balloud-Tabawé, ministre conseiller, représentant son Excellence Rodolphe Adada, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo en France.
Entre poignées de main et accolades, la cérémonie s'est conclue dans une atmosphère conviviale marquée par des échanges chaleureux, des rappels de moments ... Lire la suite
L’édition 2026 du rapport La Langue française dans le monde de l’Organisation internationale de la Francophonie marque une rupture statistique et stratégique.
En intégrant les enfants de 6 à 9 ans scolarisés en français, le nombre de francophones atteint désormais 396 millions, dont 65 % vivent en Afrique. Cette révision propulse la République démocratique du Congo à 67,8 millions de locuteurs, devant la France. La Côte d’Ivoire dépasse quant à elle les 17 millions. Ce changement dépasse la technique : il redessine les rapports de force linguistiques à l’échelle mondiale.
Une Afrique désormais centre de gravité
En 2025, l’Europe représente moins de 30 % des francophones. À l’horizon 2050, ils seront 590 millions, dont neuf sur dix en Afrique. Des métropoles comme Kinshasa, Abidjan, Dakar ou Yaoundé deviennent des centres de production ... Lire la suite
À Brazzaville, la communauté rwandaise s’est réunie le 7 avril pour rendre hommage à plus d’un million de victimes du génocide perpétré en 1994 contre les Tutsi. Ce « Kwibuka 32 », qui signifie « Se souvenir » en kinyarwanda, s’inscrit dans une dynamique de mémoire, tout en mettant l’accent sur le renouveau, la résilience et l’engagement des générations présentes à préserver la paix et à lutter contre toute forme de haine.
L’édition 2026 de « Kwibuka » a été organisée sur le thème du souvenir, de l’unité et du renouveau. Cette manifestation, à Brazzaville, a rassemblé la diaspora rwandaise, l’ambassadeur du Rwanda au Congo, Parfait Busabizwa, ainsi que des représentants du gouvernement congolais, dont le ministre du Contrôle d’État, de la Qualité du secrvice public et de la Lutte contre les anti-valeurs, Gilbert Mokoki, le corps ... Lire la suite
La décision de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) de fermer vingt et une bases opérationnelles d’ici là marque un tournant stratégique dans la gestion du conflit en République centrafricaine.
Derrière la reconfiguration de la mission se dessine une double dynamique : contrainte budgétaire des opérations de maintien de la paix et volonté de transition vers une souveraineté sécuritaire accrue des autorités nationales.
Sur le plan géopolitique, cette évolution reflète un repositionnement classique des missions onusiennes, où l’objectif n’est plus seulement la stabilisation directe, mais l’accompagnement vers une autonomisation progressive des forces locales. Le transfert de responsabilités aux Forces armées centrafricaines (Faca) traduit une reconnaissance implicite des ... Lire la suite
Le président de la République arabe d'Egypte, Abdel Fattah Al-Sissi, a félicité, lors d’un appel téléphonique, son homologue et frère Denis Sassou N’Guesso, , selon ses termes, pour sa réélection à la tête de la République du Congo à l’issue de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers.
Selon le porte-parole officiel de la présidence égyptienne, le président Al-Sissi a félicité le président Sassou N’Guesso pour sa victoire à l'élection présidentielle de mars, soulignant que celle-ci témoigne de la confiance du peuple congolais dans la poursuite du développement et de la prospérité sous sa direction.
« Le président Al-Sissi a également exprimé le souhait de l’Égypte de poursuivre sa collaboration avec la République du Congo afin de renforcer les liens de coopération entre les deux pays, conformément aux aspirations et ... Lire la suite
De Rome à Yaoundé, une stratégie spirituelle et géopolitique face aux fractures du monde. Lors de sa première bénédiction pascale sur la place Saint-Pierre, le pape Léon XIV a posé les bases d’un pontificat résolument politique au sens noble : celui de la paix.
Devant près de 60 000 fidèles, le pape Léon XIV a lancé un appel direct aux dirigeants mondiaux : « Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix. Non pas une paix imposée, mais une paix forgée par le dialogue », a-t-il déclaré. Cet appel s’inscrit dans la continuité de François, dénonçant une « mondialisation de l’indifférence » face aux conflits. Mais Léon XIV intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des crises, du Moyen-Orient à l’Afrique, où les minorités chrétiennes restent particulièrement vulnérables.
L’Afrique, ... Lire la suite
Le Parlement camerounais a approuvé à une large majorité la modification constitutionnelle instituant la fonction de vice-président, marquant un tournant majeur dans l’architecture institutionnelle du pays.
Lors de la séance plénière, le président de l’Assemblée nationale, Theodore Datouo, a annoncé que le texte avait été adopté par 200 voix pour, 18 contre et 4 abstentions, après un vote conjoint avec le Sénat. La réforme prévoit que le président nomme le vice-président, qui prendra automatiquement ses fonctions en cas de décès, démission ou incapacité du président, et terminera le mandat en cours. Selon les autorités, l’objectif est clair : « Garantir la continuité de l’État et prévenir tout vide du pouvoir qui pourrait déstabiliser le pays », a déclaré un porte-parole du gouvernement. Sur le plan national, cette mesure offre une sécurité ... Lire la suite
L’Afrique apparaît aujourd’hui comme une victime indirecte des tensions au Moyen-Orient, illustrant avec acuité les interdépendances de la mondialisation.
Le blocage du détroit d’Ormuz, axe vital du commerce énergétique et logistique mondial, provoque un effet domino aux conséquences sanitaires majeures sur le continent. En effet, plus de 70 % des médicaments consommés en Afrique sont importés, principalement depuis l'Inde et la Chine. Cette dépendance structurelle transforme toute perturbation des routes maritimes en crise potentielle de santé publique. Le rallongement des trajets, lié au contournement des zones à risque, entraîne une hausse significative des coûts de transport, des délais d’approvisionnement et, in fine, des prix des médicaments.
Cette situation met en lumière une faiblesse géoéconomique critique : l’absence d’une industrie ... Lire la suite

















