Afrique-Monde
Le gouverneur de la Banque centrale, Yvon Sana Bangui, a indiqué le 4 juin que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) connaît un ralentissement de la croissance à 2,9% en 2026 contre 3,5% en 2025.

Il s’est exprimé à l’ouverture de la réunion de la Communauté des superviseurs bancaires africains qui se tient du 4 au 5 juin à Yaoundé au Cameroun. En ce qui concerne l’inflation, elle serait maîtrisée à 2,3%, à en croire le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).
La masse monétaire communautaire progresserait de 11,1% et les réserves de change couvriraient 4,52 mois d’importations ; le taux de couverture extérieur de la monnaie atteindrait 68,0% à fin 2026.
Yvon Sana Bangui a fait savoir que le déficit budgétaire hors dons se traduirait à 2,2% du produit intérieur brut (PIB). Celui du compte ... Lire la suite
La capitale camerounaise, Yaoundé, accueille les 4 et 5 juin la Conférence et Réunion annuelle de la Communauté des superviseurs bancaires africains (CSBA), un rendez-vous continental de dialogue, de concertation et de coopération en matière de supervision bancaire, de stabilité financière et de régulation prudentielle.
Organisée conjointement par la CSBA, le Groupe technique de l’Association des banques centrales africaines (ABCA) et l’Institut de stabilité financière (ISF) de la Banque des règlements internationaux (BRI), avec l’appui institutionnel de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), cette conférence constitue un cadre d’échange sur les défis émergents de la supervision bancaire. « L’édition 2026 se tient dans un contexte international marqué par l’accélération des ... Lire la suite
La coopération entre la République du Congo et le Kazakhstan se consolide. En présentant ses lettres de créance au président Denis Sassou N’Guesso, le 3 juin à Brazzaville, le nouvel ambassadeur du Kazakhstan, Jean Galiev, a officiellement pris ses fonctions au Congo, avec pour ambition de donner un nouvel élan aux relations entre les deux États.
Accueilli avec les honneurs militaires par un détachement de la Garde républicaine, conformément au protocole diplomatique, l’ambassadeur Jean Galiev, vêtu de sa tenue de souveraineté, a ensuite été reçu par le président de la République dans la salle des ambassadeurs. L’entretien s’est déroulé en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Constant-Serge Bounda; du secrétaire général du ministère, Guy Nestor Itoua; ainsi que de la directrice du ... Lire la suite
-23 % d’aide publique au développement en un an : entre retrait américain, tensions géopolitiques et fatigue budgétaire occidentale, l’Afrique risque un décrochage silencieux.
L’année 2025 pourrait marquer un tournant historique dans les relations économiques internationales. Selon les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques(OCDE), l’aide publique au développement (APD) mondiale a chuté de 23,1 % en un an pour s’établir à 174,3 milliards de dollars, enregistrant la plus forte baisse annuelle jamais observée. Plus qu’une simple contraction budgétaire, cette rupture révèle une transformation profonde des priorités stratégiques mondiales. Au cœur de cette dynamique figure le retrait massif des États-Unis, dont la contribution s’est effondrée de 56,9 %, représentant à elle seule près des trois quarts du recul ... Lire la suite
Centres de retour hors Union europénne (UE), durcissement des expulsions et accords migratoires : derrière la réforme européenne, l’Afrique subsaharienne risque de devenir un espace stratégique de gestion des flux migratoires.
L’UE accélère son tournant sécuritaire en matière migratoire. En validant un compromis ouvrant la voie à la création de centres de retour hors du territoire européen et en renforçant les mécanismes d’expulsion, Bruxelles ne redéfinit pas seulement sa politique migratoire : elle reconfigure aussi ses relations avec ses voisins africains. Pour l’Afrique subsaharienne, cette évolution dépasse largement la question migratoire. Elle soulève des enjeux de souveraineté, de sécurité, d’économie politique et d’équilibre diplomatique.
L’idée de créer des centres de retour dans des pays tiers n’est pas nouvelle. L’expérience ... Lire la suite
Entre dépendance aux importations, vulnérabilités sécuritaires et chocs géopolitiques mondiaux, la sous-région fait face à un risque systémique majeur.
L’Afrique centrale entre progressivement dans une zone de turbulence alimentaire où se croisent dépendance extérieure, fragilité économique et instabilité géopolitique. Longtemps considérée comme une problématique sociale ou agricole, la sécurité alimentaire s’impose désormais comme un enjeu stratégique majeur, au même titre que l’énergie ou la défense. Les tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique du commerce mondial par lequel transite une part essentielle des flux énergétiques internationaux, rappellent brutalement cette réalité : dans un système mondialisé, une crise géopolitique située à plusieurs milliers de kilomètres peut rapidement produire des effets ... Lire la suite
Du 14 au 27 mai dernier, le Congo a franchi une nouvelle étape dans ses relations bilatérales avec la Chine. Vingt-cinq hauts cadres de l'administration étaient réunis à Pékin pour un séminaire de haut niveau consacré aux négociations de l’Accord de partenariat économique de développement partagé.
Organisé conjointement par les autorités chinoises et le ministère congolais de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, le séminaire s’est inscrit dans la continuité d'un partenariat fortement implanté dans les secteurs des infrastructures, de l'énergie, de l'agriculture et des mines.
Face aux mutations rapides de l'économie mondiale et à la redéfinition des règles du commerce par le numérique, l'objectif de ce séminaire était de doter les négociateurs congolais d'outils concrets et de méthodes actualisées pour ... Lire la suite
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a lancé, le 29 mai à Brazzaville, à l’occasion de la clôture des Assemblées annuelles, la « Mission 300 Progress Tracker », outil de suivi des progrès de la Mission 300, destiné à suivre les progrès d’accès à l’électricité en Afrique.
La plateforme numérique publique qui fournit des données en temps réel sur l’accès à l’électricité en Afrique offre une visibilité à l’échelle des projets sur les opérations soutenues par la Mission 300. Elle permet aux utilisateurs de suivre les progrès de la mise en œuvre par pays, notamment en matière de raccordement à l’électricité, de financement, de statut opérationnel et de couverture géographique.
La Mission 300 est une initiative conjointe du Groupe de la BAD, du Groupe de la Banque mondiale (BM) et d’autres partenaires visant à ... Lire la suite
Dépendante des importations venues d’Asie, l’Afrique découvre qu’un choc géopolitique à des milliers de kilomètres peut rapidement devenir une crise sanitaire majeure.
Le blocage du détroit d’Ormuz agit comme un révélateur brutal des fragilités structurelles africaines. Loin des champs pétroliers du Golfe et des rivalités militaires du Moyen-Orient, le continent découvre une nouvelle fois combien sa sécurité sanitaire demeure vulnérable aux secousses géopolitiques mondiales. Car derrière les tensions énergétiques se profile désormais une menace moins visible, mais potentiellement plus déstabilisatrice : l’approvisionnement en médicaments. Plus de 70 % des médicaments consommés en Afrique sont importés, principalement depuis l’Asie, notamment l’Inde et la Chine. Or, une partie importante de ces flux commerciaux transite directement ou indirectement ... Lire la suite
Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a échangé à Brazzaville avec le président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), Abdullah Khalil Al Musaïbeeh, sur les projets d’intérêt commun. « Nous avons passé en revue les projets de la BADEA au Congo et évoqué les deux projets dont les accords ont été signés aujourd’hui, à savoir le projet de la Corniche et celui d’augmentation du capital du Fonds de solidarité africain. Nous sommes disposés à financer des projets d’énergie, d’infrastructures », a expliqué Abdullah Khalil Al Musaïbeeh.
Entre le Congo et la BADEA, c'est donc un partenariat solide qui se renforce. Le prochain plan national de développement 2027-2031 pourra bénéficier d'un appui de la BADEA.


















