Afrique-Monde
Après la rupture de 2023, le régime nigérien conditionne toute reprise de coopération à un changement radical de posture française dans le Sahel.
Le Niger n’exclut plus totalement une reprise de coopération avec la France, mais le message qu'il a envoyé reste d’une fermeté rare : sans changement profond de l’attitude française, aucun rapprochement n’est envisageable. En déplacement à Lomé, le chef de la diplomatie nigérienne, Bakary Yaou Sangaré, a confirmé que le dialogue n’était pas exclu, tout en soulignant que la relation bilatérale demeure gravement dégradée. « Nous n’excluons pas de négocier avec la France, mais pas dans ces conditions », a-t-il déclaré, résumant la doctrine actuelle du régime militaire arrivé au pouvoir après le coup d’État de juillet 2023 contre Mohamed Bazoum. Depuis ce renversement, les relations entre Paris et ... Lire la suite
Sécurité sahélienne, milliards d’investissements et repositionnement diplomatique : une visite d’État qui redessine les équilibres entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe.
La visite d’État de Mohamed Ould Cheikh el Ghazouani en France, accueilli par le président Emmanuel Macron la semaine dernière, marque un tournant stratégique dans les relations euro-africaines. Première visite à ce niveau depuis plus de trente ans, elle intervient dans un contexte de recomposition accélérée des équilibres au Sahel et de compétition accrue entre puissances internationales. « La Mauritanie est un partenaire clé », a déclaré Emmanuel Macron, saluant « une voie d’indépendance stratégique » dans une région fragilisée par les crises sécuritaires.
Cette reconnaissance n’est pas anodine : alors que plusieurs pays sahéliens ont basculé dans l’instabilité, la ... Lire la suite
Validé par le Parlement, le nouveau directeur général hérite d’un levier clé de puissance économique et géopolitique dans un contexte mondial sous tension.
La nomination de Christophe Lecourtier à la tête de l'Agence française de développement (AFD), entérinée en Conseil des ministres sous l’autorité du présient français, Emmanuel Macron, marque une inflexion stratégique dans la politique française de développement et d’influence. Validée par le Parlement après un vote serré mais favorable (52 voix pour contre 21 contre), cette désignation illustre l’importance croissante de l’AFD dans l’architecture diplomatique française. Le processus de validation parlementaire souligne les enjeux politiques de cette nomination. À l’Assemblée nationale, sur 42 votants, 29 se sont prononcés en faveur, contre 13 défavorables. Un soutien net, mais révélateur ... Lire la suite
Un tassement du panafricanisme est une grande erreur, avertit le chef de l'État congolais.

Dans un entretien exclusif, le 18 avril à Brazzaville, avec nos confrères de la chaine arabophone Sky news arabia, le président de la République a estimé que les dirigeants africains font mauvaise route s’ils ne s’engagent pas davantage à consolider le panafricanisme qui constitue le fondement même de l’unité continentale. Si une bonne partie des échanges a porté sur les relations du Congo avec ses partenaires extérieurs, notamment les pays arabes qu’il invite à investir au Congo, Denis Sassou N’Guesso s’est aussi appesanti sur les défis qui l’attendent au moment où il entame un nouveau mandat de cinq ans à la tête du pays. Grands extraits.
Une Afrique qui gagne
Denis Sassou N’Guesso : « Je pense que l'Afrique a toujours gagné lorsqu'elle parle ... Lire la suite
Afro-Iraniens : une histoire engloutie entre esclavage oriental, ports stratégiques et héros oubliés
Des centaines de milliers d’Africains déportés vers l’Iran aux figures d’ascension sociale, une mémoire effacée au cœur des routes du golfe Persique.
L’histoire des Afro-Iraniens s’inscrit dans une dynamique transocéanique longtemps marginalisée. Entre le XVIe et le XIXe siècle, près de 700 000 Africains de l’Est auraient été déportés vers le Moyen-Orient et l’Asie, dont environ un tiers vers l’Iran, soit plus de 200 000 individus. Originaire principalement de la côte swahilie ( Zanzibar, Kilwa, Mozambique), cette populations transite par des comptoirs structurants avant d’atteindre les ports stratégiques du golfe Persique. Les principaux points d’arrivée en Perse, tels que Bandar Abbas, Qeshm ou l’île d’Ormuz, constituent des hubs géoéconomiques majeurs. Ces ports, au cœur des routes commerciales reliant Afrique, Inde et péninsule ... Lire la suite
À l’initiative de l’ambassadeur Rodolphe Adada, la salle verte de l’ambassade de la République du Congo à Paris a ouvert ses portes pour suivre en direct la cérémonie d’investiture du président Denis Sassou N’Guesso, réélu à 94,82 des suffrages exprimés, lors de l'élection présidentielle du 12 et 15 mars.
La fan zone patriotique de circonstance du 16 avril, constituée en grande partie du personnel diplomatique et autres agents, s’est rassemblée autour du ministre conseiller, Armand Rémy Balloud-Tabawé, dans la salle verte de l’ambassade, pour suivre en direct les festivités du fait constitutionnel majeur se déroulant au stade du complexe sportif de la Concorde de Kintélé, au Nord-Est de Brazzaville.
Dans un esprit patriotique, sur écran géant, la fan zone et l’assistance ont pu suivre la cérémonie dès son tout début et jusqu’à la fin, ... Lire la suite
La réélection et l’investiture de Denis Sassou N'Guesso ouvrent une nouvelle séquence politique au Congo, marquée par la continuité mais aussi par une intensification attendue de son rôle régional.
Le chef de l’État entend inscrire son mandat dans une logique d’influence géopolitique, de stabilisation sécuritaire et de relance économique, au cœur d’une Afrique centrale en recomposition. Sur le plan géostratégique, Denis Sassou N'Guesso s’appuie sur une réputation consolidée de médiateur. Acteur discret mais constant dans plusieurs crises africaines, il s’est positionné comme un facilitateur dans les tensions régionales, notamment en Afrique centrale et dans les Grands Lacs. Cette spécialisation diplomatique constitue un levier d’influence majeur pour Brazzaville, qui cherche à exister face à des puissances régionales plus affirmées.
Dans un ... Lire la suite
En visite à Brazzaville dans le cadre de l’investiture du président Denis Sassou N'Guesso, l’envoyé spécial du ministre Sud-coréen des Affaires étrangères, Hai-Ung Jung, a échangé avec le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard. Ils entrevoient le développement de partenariats énergétiques mutuellement bénéfiques entre les deux pays.
La République du Congo et la République de Corée envisagent de renforcer leur coopération dans le secteur énergétique. Au centre de la rencontre entre Bruno Jean Richard Itoua et Hai-Ung Jung, figuraient les opportunités de collaboration dans un domaine stratégique pour les deux nations. À l’issue de l’entretien, Hai-Ung Jung a souligné la complémentarité des économies congolaise et Sud-coréenne en matière d’énergie. « La Corée est un pays dépourvu de ressources naturelles comme le pétrole brut ou le ... Lire la suite
Venu assister à l’investiture du président Denis Sassou N'Guesso à Brazzaville, le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, a réaffirmé le 17 avril la vigueur du partenariat entre le Congo et la Russie. Les échanges avec le chef de l'Etat ont mis en lumière une volonté commune d’accélérer la coopération stratégique dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures et les technologies de pointe.
La coopération entre la République du Congo et la Fédération de Russie connaît un nouvel élan. L’émissaire du président russe, Vladimir Poutine, a été reçu le 17 avril par le chef de l’État nouvellement investi. Cette rencontre de haut niveau a permis aux deux parties de passer en revue les axes prioritaires de leur partenariat, désormais qualifié de stratégique. Les discussions ont notamment porté sur la consolidation des relations ... Lire la suite
Un forum diplomatique a débuté le 17 avril, dans la station balnéaire méditerranéenne d'Antalya (Sud de la Turquie), en présence du Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, au moment où l’Iran a déclaré que le détroit d’Ormuz est « entièrement ouvert ».
« Je crois que la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu doit être exploitée au mieux pour instaurer une paix durable », a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan, à l’ouverture de la cinquième édition du Forum d’Antalya sur la diplomatie.
« Quelles que soient les profondeurs des désaccords, nous ne devons pas laisser les armes remplacer les mots. Nous devons rester vigilants et prêts à contrer les tentatives d'Israël de saboter le processus de négociation », a précisé Erdogan qui a pris la parole avant l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz ... Lire la suite

















