Santé : les laboratoires augmentent le taux de diagnostic du Covid-19

Lundi 27 Avril 2020 - 15:40

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Les capacités nationales de diagnstic des cas de coronavirus (Covid-19) viennent d'être augmentées. En effet, outre les deux laboratoires actifs à Brazzaville, s'est ajouté un autre d’analyses biomédicales à Pointe-Noire de la Fondation Marie-Madeleine Gombes. Ainsi, les prélèvements de la ville océane et du Kouilou ne sont plus transférés dans la capitale mais se font sur place pour faciliter la prise en charge des malades.

« Par jour, 80 tests sont faits à Pointe-Noire et 200 à Brazzaville. L’objectif est d’augmenter le nombre de laboratoires pour aller vers le dépistage de masse et contrôler la propagation du Covid-19 », a expliqué la ministre en charge de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, après avoir visité le laboratoire d’analyses biomédicales de Pointe-Noire.

Au début de la pandémie, le laboratoire national de santé publique était la seule structure sanitaire à faire le diagnostic de tous les échantillons de prélèvement du pays. Ce qui ralentissait la détection des cas de contamination et la prise en charge. Pour gagner en temps de riposte face à la menace, les scientifiques du comité d’experts ont retenu le laboratoire Christophe-Mérieux de la Fondation congolaise de la recherche médicale dirigé par le Pr Francine Ntumi. Ensuite s’est ajouté, le laboratoire d’analyses biomédicales de Pointe-Noire qui au départ ne faisait que les prélèvements. Il vient d'être doté de la capacité de diagnostic. « Le diagnostic précoce est ainsi intensifié. Les chiffres montrent que lorsque la prise en charge est précoce, le taux de guérison est de 95% », a signifié la ministre en charge de la Santé.

Selon elle, le gouvernement a commandé des équipements de laboratoire et d'autres intrants. L’objectif est de faire en sorte que les cinquante-deux districts sanitaires du pays puissent avoir les équipes d’intervention rapide pour faire les prélèvements, le suivi des sujets contacts et contrôler la propagation de la pandémie dont le nombre des contaminés est à 200, contre 19 guéris et 8 décès, selon le dernier point épidémiologique du 25 avril. 

Par ailleurs, dans le cadre du projet de surveillance et de recherche épidémiologiques du laboratoire national de santé publique, la France va débourser 335 millions de FCFA. La convention de financement a été signée le 25 avril par la ministre Jacqueline Lydia Mikolo et l’ambassadeur de France au Congo François Barateau.

 

Rominique Makaya

Légendes et crédits photo : 

La ministre en charge de la Santé visitant le laboratoire d'analyses biomédicales de Pointe-Noire

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