Baccalauréat général : près de 80 000 candidats sur la liste de départMardi 12 Juin 2018 - 16:30 Les épreuves écrites de l'examen sont prévues du 13 au 16 juin sur toute l’étendue du territoire national, y compris Luanda-Cabinda, en Angola.
Après avoir fait la ronde des douze départements du pays et rencontré les membres du jury, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation était, le 11 juin, face aux élèves, parents et chefs d’établissements publics et privés de Brazzaville. En effet, rappelant les différentes difficultés que les enfants ont rencontrées durant toute l’année et estimant que les responsabilités sont partagées, Anatole Collinet Makosso a indiqué que cela ne devrait pas empêcher d’être rigoureux avec les candidats. « Nous en sommes conscients mais cela ne devrait pas nous interdire, nous empêcher de rester rigoureux concernant la scolarité de nos enfants, leur parcours scolaire, les diplômes que nous devons délivrer à nos enfants, parce que là où ils seront, ils ne pourront pas justifier leur faible niveau par les raisons que nous venons d’évoquer », a-t-il laissé entendre. Saluant le comportement exemplaire dont les différents acteurs de l’éducation ont fait montre durant toute l’année scolaire en ce qui concerne la lutte contre la violence en milieux scolaires, le ministre a souligné la nécessité des parents et des autorités de sécuriser le parcours scolaire des enfants, d’être davantage rigoureux. S’agissant des consignes, Anatole Collinet Makosso a demandé aux candidats de ne pas avoir des inquiétudes car la meilleure façon d’affronter l’épreuve du baccalauréat, a-t-il insisté, est d’être serein et d’avoir l’esprit apaisé, tranquille. « Les sujets ont été conçus pour qu’ils soient compris et abordés par l’élève moyen. Un enfant qui a suivi normalement ses cours pendant l’année scolaire n’aura aucune peine à résoudre les exercices que vous aurez. Vous n’aurez aucune peine, tous les sujets sont accessibles », a-t-il précisé. Des mesures rigoureuses de lutte contre la fraude Citant quelques artifices auxquels les candidats font recours ces dernières années, le ministre a annoncé que des mesures rigoureuses ont été mises en place. En effet, outre l’utilisation des détecteurs pour fouiller les candidats à l’entrée des salles et l’interdiction formelle d’utiliser les téléphones, d’autres dispositions de lutte contre la fraude ont été rendues plus sévères pour sanctionner même un candidat qui sera en train de lire dans la cour entre les épreuves. Insistant sur cette lutte, il a annoncé que tous les réseaux des mercenaires ont été identifiés car ses équipes ont sélectionné près de trois mille sur près de huit mille personnes qui vont composer à la place des vrais candidats. Ce qui permet au ministère de durcir les conditions de délivrance des diplômes, surtout en ce qui concerne l’échange des photos. Présent à cette rencontre, le président de l’Association des parents d’élèves et étudiants du Congo, Christian Grégoire Epouma, a salué l’initiative du ministre Anatole Collinet Makosso qui a réussi, d’après lui, la prouesse de parcourir les douze départements du pays pour évaluer le niveau d’exécution des programmes. C’est ainsi qu’il a pris l’engagement de relayer le message constant que le ministre a disséminé à travers la République. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Les candidats au baccalauréat, session de juin 2018 ;
Le ministre entouré du directeur départemental de Brazzaville et du président de l’Apeec /Adiac
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