Examen d’Etat : la commission de contrôle de lutte contre la fraude à pied d’œuvreLundi 5 Juillet 2021 - 18:45 Dans les départements de la Lékoumou et de la Bouenza où les chefs-lieux respectifs Sibiti et Nkayi ont abrité les centres d’examen d’Etat session de juin 2021, les épreuves se sont déroulées dans un climat apaisé, a constaté le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebome. Dans tous les centres visités, l'on a noté la présence des délégués de la commission de contrôle, de lutte contre la fraude, la corruption et les autres actes répréhensibles en milieu scolaire. La mission est d’éradiquer les tendances à la corruption, la fraude et au laxisme qui se développent lors des examens afin de relever les défis dans le sous-secteur de l’enseignement technique et professionnel. Le travail abattu par cette commission a permis de démanteler un groupe des mafieux via des réseaux sociaux et de détecter les pratiques frauduleuses des candidats. A cet effet, un candidat à Dolisie dans le département du Niari a été arrêté pour cas de fraude. La victime a été interpelée par les services de police de la localité. Interrogé sur les pratiques frauduleuses des jeunes lors des examens, le secrétaire exécutif du Conseil national de la jeunesse, Juste Bernardin Gavet, a regretté la suspension d’un candidat au bac technique pour fraude. Selon lui, le candidat subira le retour de la loi avec trois ans d’interdiction de se présenter à l’examen d’Etat. « Il serait mieux à un candidat de manquer une année d’examen peut-être pour des raisons de niveau au lieu d’être pris la main dans le sac », a-t-il dit. Le président de l’Association des parents d’élèves et étudiants du Congo, Grégoire Epouma, a, de son côté, expliqué qu’il n’y a pas que les élèves qui souffrent du concert sociétal mais aussi le personnel d’encadrement. « L’association condamne les actes d’antivaleurs en milieu scolaire car elle compte sur la refondation du système éducatif. Nous avons constaté que les jeunes ont la soif d’apprendre car ils veulent renouer avec les études. Seulement nous les reprochons pour le phénomène de transhumance qui nécessite un cadrage juridique de la part de l’Etat en codifiant parce qu’on ne peut pas refuser à un citoyen de se présenter à un examen à n’importe quel endroit du pays », a-t-il déclaré. Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebome a stigmatisé l’équipe pédagogique. « Au moment où nous parlons nous venons d’appréhender aussi une équipe pédagogique en train d’entretenir la fraude. Ceci nous permettra de prendre les mesures et d’envisager les solutions idoines qui permettraient de remettre le secteur de l’enseignement à la dimension voulue de la réforme souhaitée par le gouvernement », a-t-il indiqué. Ghislain Thierry Maguessa Ebome a souligné l’importance de la commission de contrôle de lutte contre la fraude. Selon lui, cette commission est la bienvenue car elle permettra de lutter contre les mauvaises pratiques aux examens d'Etat. Lydie Gisèle Oko Notification:Non |