Santé et reproduction : la connaissance des contraceptions encore faible chez les adolescents et jeunes

Samedi 26 Septembre 2015 - 9:33

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À peine 1,2% dans la tranche de 15 à 19 ans utilise la pilule et 39,1% font usage du préservatif pour se protéger contre une grossesse, indique le communiqué de presse publié par l’Association congolaise pour le bien-être familial (ACBF)

En effet, selon le communiqué, l’utilisation de la contraception moderne par les adolescents et jeunes reste encore faible. 8,5% des adolescents et jeunes de 20 à 24 ans utilisent la pilule ; 0,2% la méthode injectable et 35,7% utilisent le préservatif.

« L’usage systématique du condom lors des rapports sexuels n’est pas ancré dans les comportements et pratiques sexuelles des jeunes. 60,1% de garçons et 44,9% de filles ont utilisé le condom au cours des douze derniers mois selon l’enquête démographique de santé au Congo (EDSC-II, 2010-2011)», indique l’ACBF.

Les résultats de celle-ci ont montré que le taux de garçons et filles adolescents dont l’âge variait entre 15 et 19 ans ayant eu des rapports sexuels avant 15 ans s’élevaint à 23,0%. Les premiers contacts sexuels avant l’âge de 15 ans pour la tranche d’âge de 20 à 24 ans en ce qui concerne les filles 19,3% et 26,2% pour les garçons. 33% du tiers des jeunes filles de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie féconde, 27% sont mères et 6% sont enceintes pour la première fois.

Outre les résultats de l’enquête, le communiqué explique que la journée mondiale de la contraception sera marquée par plusieurs activités. Celles-ci se dérouleront à Brazzaville, Pointe-Noire, Nkayi, Dolisie et Owando.

L’objectif est de favoriser un accès accru de la jeune fille aux informations et aux services de santé sexuelle et de la reproduction et de  mettre un accent particulier sur la distribution à base communautaire afin de permettre l’accès des jeunes aux produits contraceptifs non médicaux (préservatifs, spermicides) y compris la pilule contraceptive d’urgence.

Autres objectifs: promouvoir le comportement sexuel responsable des adolescents et jeunes filles ; distribuer plus de  2000 préservatifs et vingt pilules contraceptives d’urgence dans ces villes.

Parmi les activités retenues pour cette journée figurent notamment la sensibilisation de proximité sur la santé de la reproduction: les infections sexuellement transmissibles et le Vih/sida ainsi que la causerie éducative sur le thème « la prévention des grossesses précoces et grossesses non désirées».

Rappelons que dans le cadre de la vulgarisation de la contraception, le Mouvement d’action des jeunes (MAJ) de l’ACBF avait sensibilisé, lors des onzièmes Jeux africains de Brazzaville, les sportifs en compétition et le public brazzavillois à l’utilisation de la pilule contraceptive d’urgence (PCU).

Cette pilule, connue sous son nom commercial le Norlevo permet aux femmes d’éviter les grossesses non désirées en  72  heures après les rapports sexuels non protégés. « La vulgarisation de ce produit n’encourage pas les jeunes à la débauche mais les prévient à une sexualité responsable », a indiqué le point focal du mouvement, Jusvi Mabika.

La journée mondiale de la contraception peu connue des femmes

Parmi les femmes abordées ce jour, nombreuses d’entre elles ignorent cette journée mais utilisent les produits contraceptifs comme la pilule, le stérilet et le préservatif.

Pour Olga Christiane, l’utilisation des produits  contraceptifs  lui a pas permis non seulement d’éviter des grossesses mais aussi d’espacer les naissances de ses enfants.  « Je ne savais pas que cette journée a été inoubliable dans le monde comme les autres journées.  Cela me fait quelques années que j’utilise les produits contraceptifs et je ne trouve pas d’inconvénient », a-t-elle dit.   .

 Eunice Coreta a indiqué : « j’ai déjà entendu parler de contraception mais j’ai toujours éprouvé la peur d’en utiliser pour éviter des conséquences néfastes dans le futur ».

 

Lydie Gisèle Oko

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