Afrique centrale : la CEEAC place les femmes au centre de la prévention et la médiation des conflits
L’enjeu est de taille dans une région en devenir au développement ralenti par des multiples facteurs endogènes et exogènes. Ce qui n’empêche pas les gouvernements avec l’appui de la coopération internationale de déployer des moyens importants pour résoudre autant que faire se peut les problèmes dans les domaines sécuritaires, affronter les conséquences du changement climatique, soulager la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Autant de crises humanitaires dont beaucoup sont liées aux déplacements de populations avec un impact dévastateur sur les personnes les plus vulnérables que sont les femmes et les enfants. Premières victimes en dépit du fait qu’elles forment le socle de toute société humaine. Mettre les femmes au cœur de la médiation et de la prévention des conflits Devant un auditoire très engagé, les travaux ont été lancés en présence de Lucas Abaga Nchama, ministre de l’Intégration régionale de la République de Guinée équatoriale, de leurs Excellences Gilberto Da Piedade Verissimo, président de la commission de la CEEAC, et Yvette Kapinga Ngandu, commissaire promotion du Genre , Développement humain et social ainsi que les partenaires Onu Femmes et Unoca et les délégations de médiatrices venues des 11 Etats membres de la CEEAC, toutes des militantes pour la promotion des droits des femmes et de la prévention et la médiation des conflits en Afrique centrale. La délégation de la République du Congo était, pour sa part, représentée par deux médiatrices, Jocelyne Milandou et Mildred Moukenga, toutes deux engagées dans la société civile, respectivement présidente des associations des femmes juristes du Congo et femme modèle. Présent déjà lors de la première assemblée générale, le Congo est prêt à mettre en place son comité de pilotage sur la structure de gouvernance, la feuille de route et le plan d’action de l’antenne du Réfemac Brazzaville afin d’emboiter le pas au Gabon, le premier pays à avoir une antenne officielle en Afrique centrale. Le discours est unanime : mettre les femmes au cœur de la médiation et la prévention des conflits est une approche inclusive dont l’impact pourra être significatif dans toute la sous-région. « Qui d’autre mieux que la femme saurait répondre aux besoins d’une communauté en temps d’urgence, de catastrophe et de conflit ? Qui encore mieux que la femme saurait panser les cœurs et les esprits meurtris par tant de désastres et redonner une orientation et un sens à la vie ? », a interpellé Woube Reoutou Ngaroroum Sabine, la spécialiste régionale et humanitaire du genre d'ONU Femmes, pendant son mot d’ouverture. Un questionnement trop souvent ignoré, avec cette réalité accablante qu’une enfance défaite, sans mères ni repères, ne peut construire une société apaisée et prospère. Mildred Moukenga Légendes et crédits photo :Photo de famille des participantes/ DR |