Agriculture : la CEEAC signe le PDDAAD’après le ministre tchadien de l’Agriculture, Dangde Laobele Damaye, et président en exercice des ministres de l’Agriculture de la CEEAC, « les diagnostics nationaux ont permis de faire remonter, au niveau régional, les priorités des États membres ainsi que celles de la base ». Au niveau régional, il a indiqué que « le processus a débouché sur l’élaboration du programme d’investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnel ». Pour la secrétaire générale adjointe de la CEEAC, Clotilde Nizigama, le PDDAA est « une réponse à la situation de dépendance de l’Afrique aux importations et aides alimentaires ». Le ministre gabonais de l’Agriculture, Julien Nkoghé Békalé, s’est félicité de voir « le PDDAA s’ancrer définitivement dans la sous-région après un retard au démarrage lié notamment aux difficultés rencontrées par la CEEAC pour mobiliser les ressources indispensables à la mise en œuvre de ce programme ». Il faut rappeler le rôle majeur de l’agriculture dans l’économie des pays de la CEEAC, et la contribution de l’agriculture à la richesse régionale (21%). C’est le cas au Burundi, où l’agriculture contribue à 43,4% de la richesse nationale, au Cameroun à 45,4%, au Tchad à 52,1%, en RD Congo à 55%, et en Centrafrique à 58%. Cependant, certains pays tels que le Gabon, la Guinée Équatoriale, le Congo et l’Angola, ont délaissé, à tort, ce secteur au profit du pétrole. Noël Ndong
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