Cinéma : Richi Mbebele fait son come-back
Avec pudeur, le réalisateur aborde le sujet de face, sans céder au scabreux: pas de scènes embarrassantes, juste des petites suggestions. « Ce film pose un regard sur les problèmes d'une société africaine décadente, sur la politique sociale, notamment en ce qui concerne la prise en charge des enfants orphelins. A travers ma démarche traitant des questions existentielles, j'entends amener les gens à poser un regard différent sur celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, sont appelés à prendre certaines décisions qui les rendent indignes, aux yeux de la société qui les jugent et ce, sans discernement aucune », a expliqué Richi Mbebele.
Pour ceux qui le connaissent, cette fois il pousse un peu plus loin le curseur de l'audace en nous proposant des virées touristiques où l'on découvre avec émerveillement le village Diosso, la côte mondaine, porte de sortie de l'Atlantique, conférant à ces sites une plus-value à travers les valeurs culturelles et historiques qui leurs sont attribuées. Et cerise sur le gâteau, le réalisateur fait un clin d'œil à la célébrissime Kimpa Vita qui, dans la mémoire du royaume Kongo, occupe une place de choix par rapport à la portée sociale, politique et spirituelle de ses réalisations. Une véritable œuvre d'art dont le mérite revient à un casting irréprochable, à savoir Olivier Kissita, Germaine Ololo, Mira Loussi, trois têtes d'affiche qui forment un joli trio aux côtés d'autres acteurs tout aussi talentueux à l'image de Harvin Isma, Sarah Tals, Selma Matama, Stereole Obambé, Rolf Nguié, Guy Bassinga, Maryse Ndolo. Honneur aussi au producteur Dave Mafoua Brightson sans lequel ce film n'aurait pas vu le jour.
Berna Marty Légendes et crédits photo :1- Le réalisateur congolais Richi Mbebele/DR
2- L'affiche du film/DR |