Cinéma: Yana Loemba Delho une réalisatrice à plusieurs casquettes !
C'est ainsi qu'elle réalise trois courts métrage portant sur l’excision, l’endométriose et sur le phénomène des sans papiers à Paris. Le déclic est arrivé en 2011, lorsqu’elle réalise un documentaire sur la femme congolaise entrepreneur dans le cadre de l’association "Bakento" pour un événement à Paris. « Après, j’ai installé ma société de production audiovisuelle qui s'appelle Ldyn Productions, le siège est à Brazzaville et il y avait un studio d'enregistrement mais, il est fermé depuis que mon ingénieur de son, ressortissant de RDC est parti. Sinon le plus gros de mes activités audiovisuelles est à Pointe-Noire », a-telle déclaré. "Talents Cachés" lancé il y a trois mois à Pointe-Noire remporte un succès. Avec quinze émissions déjà réalisées et six diffusées sur la Rme Tv l’une des chaînes privées de la ville océane ; elle se veut être un espace d’expressions de jeune talents:« je suis un peu déçue du fait que je ne peux pas leur proposer mieux pour les propulser. Car, en général le but de cette émission est bien de les propulser. Mais en même en temps que productrice d'émission, je suis confrontée à une réalité sur la culture qui me dépasse. Les artistes sont vus plus comme des saltimbanques donc, moi-même je finance à cent pour cent l'émission. Donc pour le moment, je ne peux leur offrir qu'une visibilité supplémentaire sans garantit des retombées positives pour eux ». La jeune promotrice culturelle a d’autres projets dans sa gibecière. Il s'agit de la sortie prochaine de son film documentaire. « Ce documentaire est basé sur une histoire de ma famille paternelle qui est de l'Ethnie "Vili." Elle est née et grandie en RDC et le choc des cultures arrive quand mon père à l’époque enfant découvre que son pays c'était le Congo-Brazzaville avec les expulsions des Congolais et des Maliens en 1964 ». Par ailleurs, en 2015 Yana Loemba Delho prévoit de réaliser son premier long métrage encore en attente de financement. Une série animée qui existe déjà en charte graphique, dépourvue d'un canal de diffusion. « Ce genre de projet a besoin d'un diffuseur », a-t-elle déploré. Comme beaucoup de Congolais qui reviennent d'ailleurs, Yana Loemba Delho souhaite voir naître des structures congolaises adéquates dans le secteur de la cinématographie: « J'aurais souhaité que les artistes comme nous existent autrement qu'avec des bienfaiteurs .Je reve qu'un jour je puisse faire des films et demander un financement au Centre national de la cinématographie Congolais », « Je suis agréablement surprise de trouver beaucoup de cinéaste, après malheureusement il y a beaucoup d'autodidacte qui ne sont pas au courant des règles et cadres du cinéma en tant que tel. Cependant j'y crois dur comme fer, y a du potentiel »a-t-elle conclut.
Hermione Désirée Ngoma |