Déploiement de la fibre optique : vers une urbanisation maîtrisée des réseauxLes discussions ont rapidement convergé vers un consensus en faveur de la mutualisation des infrastructures, identifiée comme solution privilégiée pour endiguer la multiplication des câbles dans les artères urbaines. Lors des débats, les opérateurs ont exposé les contraintes techniques rencontrées sur le terrain tout en proposant des pistes d’amélioration. Le directeur des Réseaux et services de communications électroniques à l’ARPCE, Benjamin Mouandza, a souligné l’impact négatif de l’enchevêtrement des câbles. « La superposition désordonnée des câbles aériens nuit à l’esthétique des villes, dégrade la qualité du paysage urbain et constitue un obstacle à la circulation », a-t-il alerté. Le régulateur a réaffirmé sa mission de promotion d’une concurrence équitable entre acteurs, tout en insistant sur l'importance d'un développement numérique respectueux de l'environnement urbain. Ces travaux ont abouti à l'adoption de mesures concrètes applicables immédiatement ou à court terme. Les opérateurs devront désormais regrouper leurs câbles en faisceaux distincts, rapprocher les points de branchement des abonnés pour limiter la longueur des câbles, enfouir systématiquement les infrastructures lorsque techniquement réalisables et soumettre des plannings d'assainissement à l'ARPCE. Parallèlement, le régulateur initiera une démarche de co-régulation avec l'Autorité de régulation du secteur de l'énergie et les collectivités locales, notamment les mairies gestionnaires du domaine public urbain. Dans la continuité de cette dynamique collaborative, l’ARPCE a annoncé la signature prochaine d'un accord avec son homologue du secteur énergétique. Ce partenariat permettra notamment d'encadrer plus efficacement l'utilisation des infrastructures de transport appartenant à la société Énergie électrique du Congo par les opérateurs de télécommunications.
Quentin Loubou Légendes et crédits photo :Une vue de la rencontre présidée par Benjamin Mouandza / Adiac |