Diplomatie : Kinshasa expulse l'ambassadeur du Rwanda
C’est ce 31 octobre que l’ambassadeur du Rwanda a été notifié de la décision du gouvernement portant sur son expulsion. Parallèlement à cette notification, le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala, a réitéré l'instruction donnée en son temps au nouvel ambassadeur de la RDC près la République du Rwanda, de surseoir à la présentation de ses lettres de créance aux autorités rwandaises jusqu'à nouvel ordre. Le chargé d'affaires par intérim de la RDC à Kigali a, quant à lui, été rappelé en consultation. Tout en regrettant la tournure prise par les événements, le gouvernement rwandais, dans un communiqué, a exprimé ses regrets, ajoutant que ses forces de sécurité à la frontière avec la RDC avaient été placées en état d’alerte. De part et d’autre, tout laisse supposer qu’on se préparerait à un affrontement armé, ce qui porterait un coup fatal aux espoirs de paix suscités par les processus de Luanda et de Nairobi. Entre-temps, plusieurs leviers diplomatiques sont en train d’être activés pour parvenir à la désescalade à l’instar de l’Union africaine qui, à travers un communiqué publié le 30 octobre, à Addis-Abeba, a appelé toutes les parties à établir un cessez-le-feu immédiat, à respecter le droit international, la sécurité des civils et la stabilité aux frontières de tous les pays de la région. À cet égard, l’organisation panafricaine invite toutes les parties à participer de bonne foi au troisième dialogue de paix intercongolais qui se tiendra à Nairobi, du 4 au 13 novembre. Même son de cloche du côté des Nations unies, où Antonio Guterres a appelé directement le président rwandais, Paul Kagame. Il a insisté sur les voies pacifiques et sur le respect des engagements pris dans le cadre des processus de Nairobi et de Luanda. Alain Diasso |