Festival Dream City : la RDC programmée en photographie et en théâtre
Festival d’Art dans la cité Dream City a construit la programmation de sa neuvième édition autour d’une quarantaine d’œuvres multidisciplinaires tout à son image. Elle réunira des artistes de plus de dix-huit pays du monde dont la République démocratique du Congo (RDC). Ainsi, en plus de ceux susmentionnés, la Tunisie s’apprête à en accueillir de quatre autres nations du continent, à savoir le Maroc, l’Egypte, le Nigéria et le Mali. Y prendront aussi part ceux venant de diverses contrées du globe, notamment la France, le Portugal, le Liban, la Belgique, la Syrie, le Royaume-Uni, la Palestine, les Etats-Unis, le Koweït, Haïti, la Turquie et l’Argentine. Se réapproprier l’espace public Dream City rappelle qu’il demeure un festival « en dialogue constant avec son contexte et ses enjeux contemporains ». Etant « né d’une volonté de se réapproprier l’espace public et de placer l’artiste comme acteur citoyen à part entière », l’on y découvrira une belle panoplie « d’œuvres de création en dialogue avec la ville et ses habitants ». Celles-ci, est-il précisé, ont été « élaborées lors de longs temps de résidence ». Ce sont, affirme-t-on, « des œuvres en diffusion qui résonnent et font écho aux créations ». Par ailleurs, Dream City n’entend pas déroger à son habitude. Il associera aux spectacles et expositions « des temps de réflexion et de débat public avec Les Ateliers de la Ville Rêvée ». Sans oublier que, de l’ouverture à la clôture, du 22 septembre au 8 octobre, il est prévu « un programme qui fait la part belle au public jeunesse ». Dénommé Kharbga City et destiné aux 6-17 ans, il prévoit notamment des visites gratuites sur inscription conçues sur mesure mais pas que. Performances, installations, films et ciné-débats y sont également prévus ainsi que des répétitions et des rencontre-discussions avec les artistes. Ce, souligne l’organisation, dans la pensée que « l’Art est vecteur de développement éducatif et social et que l’accès à la culture dès le plus jeune âge est un droit fondamental ». Pour la petite histoire, Dream City est né en 2007. Ses promoteurs, Selma et Sofiane Ouissi, l’ont « imaginé comme une quête évolutive en marche qui érige un dialogue fécond entre l’artiste et son environnement, illuminant ainsi les horizons de notre essence collective ». Les liens tissés au fil du temps et des rencontres ont fini par créer de nouvelles synergies enrichissantes. Aussi, depuis l’arrivée en 2015 de Jan Goossens devenu co-directeur artistique, le Festival s’est-il nourri de sa vision et sa passion pour l’art qui, se réjouit-on, « défie les catégories et crée des connexions interculturelles ».
Nioni Masela Légendes et crédits photo :1 : Festival Dream City 2023 organisé du 22 septembre au 8 octobre /DR
2 : Un extrait de Neci padiri, pièce à l’affiche au Cinéma Théâtre Le Rio /DR |