Littérature : reprise de la Relico
Gahi ou l’affaire autochtone est un roman publié en 2022 aux éditions LC en France. Présentant cet ouvrage, Rosin Loemba a dit que la présentation de l’autochtone dans la littérature congolaise s’inscrit avant tout dans une dynamique du vivre-ensemble au-delà des divergences sociologiques et culturelles. Il la découvre avec force dans La Vie et demie (1979) de Sony Labou Tansi, Lettre d’un pygmée à un Bantu (2003) de Dominique Ngoie-Ngala, La mort de Dieke (2010) de Martial de Paul Ikounga, La Pygmedie (2014) de Bernard Zoniaba, ou encore dans L’Elue de la forêt vierge (2018) de Hopiel Ebiata. En définitive, Rosin Loemba a rappelé que « Gahi ou l’affaire autochtone » s’appréhende véritablement comme l’élaboration pratique du vivre-ensemble. La perception imagologique de l’autre. « Ce roman nous a permis de comprendre les stéréotypes à bannir dans la construction de ce tournant ontologique, c’est-à-dire considérer l’autochtone non plus comme un "étranger" à soi, mais plutôt comme une entité humaine à part entière, dotée des facultés intellectuelles et des valeurs culturelles immenses. En outre, nous apercevons la matérialisation de ce vivre-ensemble à partir de la volonté des deux personnages à s’unir et à lutter pour la défense et la valorisation de l’autochtone et de ses valeurs », a-t-il conclu. Disséquer l’histoire du Congo post indépendance Présentant le livre d’Emile Gankama, Ferréol Gassackys a indiqué que cette biographie de quatre-vingt-dix pages parue chez Jean Picollec comporte neuf chapitres et plusieurs annexes. Le présentateur a pris le soin de qualifier d’autopsie ce livre dans le sens où tel un médecin légiste, Emile Gankama se plaît à disséquer l’histoire du Congo post indépendance liée aux destins de plusieurs femmes et hommes qui l'ont écrite. Selon le présentateur, cet ouvrage est une sacrée source d’informations pour ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur l’histoire du Congo et des hommes qui l’ont dirigé depuis les indépendances.
A l’issue de ces différentes présentations, les auteurs ont eu à faire face à la séance des questions réponses. La ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs s’est réjouie de la reprise de la Relico. « Au niveau du ministère, nous sommes en train de faire vivre les bibliothèques dans les départements. Vu que toutes bibliothèques ne sont pas réhabilitées, nous allons acheter vingt-cinq livres de chaque auteur », a laissé entendre la ministre Lydie Pongault. Notons que la cérémonie marquant la sixième édition de la Relico qui n’a duré qu’un jour au lieu de trois comme d’habitude a été agrémentée par Fortuné Bateza qui a permis aux lecteurs de rester en contact avec la littérature congolaise depuis des lustres. Bruno Okokana Légendes et crédits photo :1- Obambé Gakosso présentant le livre de Ferréol Gassackys/ Adiac
2- La ministre entourée du Pr Kadima Nzuzi et de Emile Gankama/ Adiac
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