Livre : « Et quand nos rêves embrassent les ténèbres » à la rencontre des étudiants
Dans un élan de permettre à l’assistance, dominée par la présence des étudiants, de comprendre les différents poèmes qui composent ce livre, le comédien et metteur en scène Guy Stan Matingou a ponctué les échanges par des temps de lecture de quelques extraits du livre puisés, entre autres, des pages 10,12, 14, 16, 38 et 40. Selon Tristell Mouanda, ces extraits sont une façon pour lui de convoquer les hommes au vivre-ensemble, les jeunes à s’élever pour rencontrer la lumière. De plus, à travers quelques poèmes, il attire l’attention des Etats africains, déclarant que « la jeunesse est la racine même du rêve, c’est l’avenir d’un pays. Et, une jeunesse mal formée, mal éduquée, c’est une jeunesse délaissée ».
« Les rêves embrassent les ténèbres, c’est simplement la question de la souffrance, de la douleur. Le rêve du peuple africain est avorté et quand c’est le cas, on n’est pas dans la lumière, mais plutôt dans l’obscurité, voire l’échec. Je suis un poète de mon époque, j’essaie de voir le contour de ma société. En effet, je ne peux pas écrire sur des questions qui dépassent mon entendement. Par ailleurs, je n’ai pas titré les poèmes parce que pour moi, la poésie c’est une prière, c’est l’acheminement des idées. Quand je suis donc en transe, je n’ai pas le temps de titrer justement les poèmes », a longuement expliqué le poète. Après l’intervention de l’auteur, le public a salué ses efforts et son travail abattu pour rédiger ce recueil de poèmes. « En tant que poète, il s’est donné une mission cardinale, celle de libérer le peuple africain et de lui permettre de quitter l’état dans lequel il se trouve afin d’atteindre l’avenir. Un avenir plus associé avec la nuit mais avec la lumière », a déclaré Prince Matoko. Notons qu’au terme des échanges, Tristell Mouanda a dédicacé quelques exemplaires de son ouvrage. Cette cérémonie littéraire a connu la présence du responsable de la maison d’édition Mikanda, le poète Youssef Branh, directeur de la bibliothèque de la Flash, Roland Ondoumbou, et du Dr Leckaka-Peya. Merveille Atipo et Mira Boussiengue, stagiaire Légendes et crédits photo :1-Des panelistes et l’auteur, à droite, lors de la présentation du livre/Adiac
2- Les étudiants assistant aux échanges/Adiac |