Lutte contre les stéréotypes sexistes dans les médias : le Pr Thomas Atenga promeut le modèle « Pestel »
La sous-valorisation et la représentation des femmes ou de leurs compétences; les contextes socioculturels ; le syndrome d’imposture, les raisons historiques, familiales, sociétales; le syndrome du perfectionnisme, de l’experte, de l’indépendante, de la surdouée, de la superwoman, de la dévouée, de la fausse confiante… sont autant de représentations stéréotypées des femmes dans le journalisme. Résultat et cause d’attitudes, de valeurs, de normes profondément enracinées dans les sociétés africaines et d’ailleurs en général, les stéréotypes de genre constituent un sérieux obstacle à la réalisation de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. « Les stéréotypes sexistes participent de la domination genrée dans les hiérarchies qui organisent et structurent les rédactions, les médias », a souligné le Pr Thomas Atenga. Pour encourager l’action des médias dans la lutte contre les inégalités hommes-femmes, il a invité les acteurs de médias présents à agir sur les politiques incarnées par les décideurs, amener les gouvernements à inscrire le problème du harcèlement parmi leurs priorités, changer le regard de la société sur la question de la femme, faire bon usage des technologies et capitaliser la présence des femmes dans le numérique.
Durly Emilia Gankama Légendes et crédits photo :Le professeur et chercheur camerounais Thomas Hirénée Atenga |