Parlement : plaidoyer pour la poursuite des travaux de l’université de Loango
Selon lui, après la pose de la première pierre par le président de la République en février dernier, les entreprises choisies sont à pied d’œuvre. Prévus pour un délai de vingt-quatre mois, ces travaux s’exécutent normalement, a assuré Hilaire Bouhoyi. Répondant aux questions de la presse sur les spécificités de cet établissement, il a rappelé que l'université de Loango aura à valoriser les potentialités locales dans les domaines du pétrole et de la mer. « Nous constatons que dans les sociétés pétrolières, par exemple, la plupart des techniciens supérieurs et des cadres moyens sont des étrangers. On est obligé de les faire venir d'ailleurs, alors que sur place nous pouvons former les Congolais dans les domaines précités. Comme toute université, il faudrait que nous soyons au service de la société par les prestations universitaires et scientifiques. Ensuite, l'université doit permettre aux jeunes qui habitent dans l'espace géographique de se former », a expliqué le haut-commissaire. Promesse de campagne du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, lors de l’élection présidentielle de 2021, l’université de Loango est un établissement généraliste dont le but est de rapprocher l'offre de formation des apprenants en tenant compte de l'employabilité des jeunes. Ces programmes et filières seront définis, a déclaré Hilaire Bouhoyi, en collaboration avec les opérateurs économiques pour permettre aux étudiants de s'intégrer dans le tissu économique, à la sortie de leur formation. Le projet prévoit la construction de dix établissements dont des instituts supérieurs qui tiennent compte des préoccupations et des besoins dans le numérique, les télécommunications, le pétrole, les sciences de la mer et l’agriculture. Il est également prévu la création d’une école spécifique dédiée au commerce. Il y aura aussi des facultés des sciences et techniques, sciences économiques, de droit et sciences de la santé. « Nous commencerons avec quatre établissements, notamment les facultés des sciences économiques et de droit, ainsi que les instituts supérieurs du pétrole, gaz, mines et énergie ; sciences et techniques de la mer. Progressivement, les autres établissements vont être créés », a conclu Hilaire Bouhoyi. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1-La délégation de l'université de Loango reçue par Isidore Mvouba / DR
2- Hilaire Bouhoyi s'entretenant avec Pierre Ngolo/DR |