Rufin Mbou Mikima : « Le cinéma congolais aura 50 ans en 2015, mais sa production totale ne représente même pas celle d'une année dans certains pays (…)»
Rufin Mbou Mikima : Le cinéma congolais est agonisant. Le manque de soutien de professionnalisme est un mal qui nous ronge profondément. Cependant une forte envie d'exister se dégage au sein de la jeune génération et même de certains anciens. Le cinéma congolais aura 50 ans l'année prochaine mais sa production totale depuis 1965 ne représente même celle d'une année dans certains pays. C'est dire que c'est grave. R.M.M : J’ai quitté le projet To zali parce que je pense qu'il n'a plus besoin de moi pour exister. Enfin, je le souhaite. C'est un collectif de cinéastes dont la grande partie se trouve au Congo. Ils gagneraient beaucoup à prouver qu'une organisation ou rassemblement local est possible. C'est le pari que nous nous sommes lancés en créant ce collectif. À lui de faire ses preuves. D'autres taches, d'autres challenges et défis m'attendent. Je cède donc ma place. L.D.B : Un mot sur la société de production de films Paquebot ? R.M.M : C’est une société de production de films de droit français créée au Havre par 3 sociétés dont la mienne. À ce jour, cette société a déjà coproduit le film "Mbotée de Tshoper Kabambi qui était au festival de court métrage de Clermond ferrand, à la compétition internationale à Vues d'Afrique de Montréal et a été sélectionné au Short corner films de Cannes. Nous avons aussi produit le prochain film documentaire de Léandre-Alain Baker (réalisateur congolais installé à Paris). En général nous produisons des films africains, étrangers et aussi des films français particulièrement ceux de la région de Haute Normandie où nous sommes installés. Bref la société se donne comme objectif de produire des documentaires et des fictions, court et long métrages qui disent le monde dans sa diversité.
B.M Légendes et crédits photo :Rufin Mbou Mikima Photo: (DR) |