Opinion
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ReconquêteSamedi 1 Juillet 2023 - 18:55 Vieilles de soixante-deux ans, nos forces armées et unités de gendarmerie ont eu l’occasion, le 22 juin dernier, de se souvenir de leur parcours et dessiner les contours du futur qui les attend. Dans le discours qu’il a prononcé à l’occasion de cet anniversaire deux jours auparavant, le 20 juin, le ministre de la Défense nationale (MDN), assisté de son homologue de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Raymond Zéphirin Mboulou, a dit l’essentiel sur les attentes de la « Grande muette » et du Congolais lambda. Pour résumer, Charles Richard Mondjo a évoqué la reconquête par les hommes en uniforme de la confiance envers la population civile, au service de laquelle et d’ailleurs grâce à laquelle leur corps de métiers a été institué et continue, bon an mal an, de résister aux épreuves de toutes sortes. « Militaires et gendarmes, personnels civils de la défense, vos positions ne doivent pas seulement conduire à créer des droits pour vous-mêmes ; elles doivent générer des obligations au bénéfice de la nation », a rappelé le MDN. Auparavant, reconnaissant que pour les militaires et les gendarmes, notamment pour les éléments de la Force publique (y compris les forces de police), faire preuve de « bravoure, de dévouement et de sacrifice » suppose d’avoir appris et assimilé leur mission, Charles Richard Mondjo a plaidé des « capacités significatives » pour la troupe pour qu’avec des moyens adéquats, elle soit en mesure d’affronter les défis des temps modernes. Nul n’ignore la part prise chaque jour par le grand banditisme dans les villes et les villages du Congo. La Force publique ne demande pas tout à l’Etat sans se regarder elle-même dans le miroir. « Nous voudrions avoir des hommes et des femmes, passionnés et motivés d’être au service de la nation, et qui devront acquérir des compétences nécessaires pour exécuter leur mission », a répété le MDN pour saluer le renouvellement acté des ressources humaines suivant le recrutement des jeunes décidé par le président de la République, chef suprême des armées. Là aussi, nul n’ignore qu’en raison des violences sociopolitiques des dernières années, dans l’armée, la police et la gendarmerie, est arrivée une catégorie d’agents responsables en partie des déboires de la corporation. Le moment est certainement venu de rebâtir la confiance dont les Congolais ont tant besoin dans leurs unités opérationnelles, afin de consolider le fameux lien armée-nation écorché par tant de ratés imputés pour partie aux aléas des bases de recrutement et à l’absence de formation. Dans un avenir proche, comme l’a promis Charles Richard Mondjo, en plus de son sacerdoce régalien, qui est de veiller à l’intégrité du territoire national, à la sécurité des personnes et des biens, à la préservation des droits humains, la mission de « portée nationale » de l’armée « consistera à désenclaver l’arrière-pays en ouvrant des pistes agricoles, en installant l’électricité et l’hydraulique rurales, en participant à la gestion des catastrophes ». Le ministre considère la « refondation du génie militaire » en cours de finalisation comme un élément clé de la réalisation du rêve d’une armée de métier. Il ne faut pas perdre de vue une autre mission de la Force publique congolaise : participer, aux côtés d’autres entités sœurs africaines et du monde, à la lutte contre les défis sécuritaires et à l’effort de solidarité dans le cadre des missions de paix sur le continent. Le Congo ne peut s’aliéner cette tradition d’accompagnement que lui reconnaissent ses voisins. Voyons comment est-ce que l’armée, la gendarmerie et la police s’investiront pour regagner la confiance du contribuable. Gankama N'Siah Edition:Édition Quotidienne (DB) Notification:Non |