Urbanisation: l' Afrique va compter quatorze mégapoles d’ici à 2050Jeudi 27 Février 2025 - 8:35 L'Afrique connaît l’urbanisation la plus rapide au monde, avec une population urbaine qui devrait atteindre 1,5 milliard d'habitants d'ici à 2050. Selon un article de Afrique Renouveau, le Caire en Égypte, Kinshasa en République démocratique du Congo et Lagos au Nigeria sont déjà des mégalopoles. Luanda en Angola, Dar es Salaam en Tanzanie et Johannesburg en Afrique du Sud atteindront ce statut, d’ici à 2030. Abidjan en Côte d’Ivoire et Nairobi au Kenya dépasseront le seuil des 10 millions d’habitants d’ici à 2040, puis d’ici à 2050 ce sera le tour de Ouagadougou au Burkina Faso, Addis-Abeba en Ethiopie, Bamako au Mali, Dakar au Sénégal ainsi qu' Ibadan et Kano au Nigeria, portant à quatorze le nombre total de mégalopoles en Afrique en l’espace de quelques décennies seulement. Le Global cities institute de l’université de Toronto prévoit que Lagos sera la plus grande ville du monde d’ici à 2100, avec 88 millions d’habitants, contre 21 millions en 2020. Kinshasa et Le Caire sont déjà des centres économiques majeurs, avec des populations dépassant les 10 millions d'habitants. Ces villes représentent un marché de consommation immense, attirant des investissements dans les technologies, les services financiers et le divertissement. Ainsi, les grandes villes de plusieurs pays africains sont le siège de plusieurs banques locales en pleine croissance. Toutefois, les investissements dans le secteur des infrastructures sont indispensables pour la qualité de vie et le développement économique de ces grandes villes. Ce qui dépend du secteur public. Les grands projets d'infrastructures structurantes (routes, ponts, chemins de fer, ports, installations énergétiques) nécessitent souvent des investissements initiaux importants. De nombreux pays africains ne disposent pas de ressources financières nationales nécessaires pour financer ces projets et dépendent donc des emprunts extérieurs, de la Chine, des institutions financières multilatérales (Banque mondiale, Fonds monétaire international) ou de créanciers privés. Cela conduit à une accumulation rapide de la dette. Bien que la croissance urbaine rapide et la nécessité de construire des infrastructures structurantes soient des moteurs importants de développement et l’amélioration de la qualité de vie pour les mégalopoles africaines, la dépendance aux emprunts extérieurs, les défis de gestion de la dette, et la gestion des projets par des multinationales représentent des obstacles qui limitent la capacité de financement des pays africains face à la demande croissante en infrastructures urbaines. Noël Ndong Notification:Non |