Agronomie: la mosaïque

Lundi 29 Août 2016 - 14:19

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La mosaïque est une maladie virale qui affecte le manioc. Plusieurs espèces virales sont connues à travers le monde, mais la plus répandue au Congo c’est le virus de la mosaïque africaine du manioc (ACMV) qui vient de la famille des Geminiviridae et du genre Begomovirus.

Symptomatologie : Alternance de plages vertes, vert pâle et jaunâtres, avec ou sans déformation de limbe foliaire. Les feuilles fortement atteintes sont réduites, recroquevillées et présentent des portions jaunâtres qui alternent avec les parties vertes normales. En cas d’attaques sévères, les plantes se rabougrissent tandis que les jeunes feuilles succombent. Les symptômes varient en fonction des virus impliqués, des variétés et âge des plantes hôtes et des conditions environnementales.

Biologie de l’agent pathogène : Dans le plant infecté, le virus circule dans tous les organes à partir de la sève. L’utilisation des boutures infectées constitue le moyen le plus efficace de dissémination de l'agent pathogène. Les virus impliqués sont également transmis par la mouche blanche Bemisia tabaci. Ce mode de dissémination assure la dispersion entre les plantes au sein d’une plantation et peut conduire à l’introduction de la mosaïque dans une région où la maladie est inexistante.

Les pertes de production dues à la mosaïque peuvent atteindre 80% à 100% lorsque les méthodes de lutte adéquates ne sont pas appliquées. Pour lutter contre cette maladie, l’approche la plus efficace consiste à : prélever les boutures sur des plants sains lors de l’établissement de nouvelles plantations ; détruire les résidus des récoltes au cours des labours ou par brûlis ; utiliser les variétés résistantes telles que celles de l’IITA ou de certains centres nationaux de recherche agronomique. À défaut, utiliser les variétés tolérantes associées à la phytosanitation.

Il faut également lutter contre la mouche blanche Bemisia tabaci. Cette lutte peut se faire par les insecticides comme le Calife 500 EC (profenofos). Cependant, cette pratique qui peut être recommandée dans les exploitations industrielles est inadéquate dans le contexte de la petite production familiale où le manioc est largement planté comme culture de subsistance (consommation de saka-saka). La méthode qui peut être envisagée est l’utilisation des ennemis naturels lorsqu’ils existent.

Josiane Mambou Loukoula

Légendes et crédits photo : 

Photo: Une vue d'un plant infecté par la mosaïque

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