E-commerce : Et si on lèche les vitrines en ligne !

Samedi 7 Janvier 2017 - 7:50

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La bataille de l’e-commerce commence au Congo. Plus la peine de faire le tour de la ville pour chercher la perle rare. Il suffit d’un clic pour visiter ou faire des boutiques. Une solution pour les consommateurs.

Le commerce électronique peine à se faire une place au milieu d’un commerce physique. Malgré le faible accès à Internet, le manque de confiance, les start-up de la vente en ligne se jettent à l’eau espérant créer un effet domino tel qu’on l’a connu avec la démocratisation du téléphone portable. Simple et rapide, cette forme de communication intègre aussi bien la dimension marketing que commerciale, grâce aux réseaux sociaux.

Comparable à une fenêtre publicitaire, il suffit d’un clic pour passer en revue les articles en vente. En quête de promotion, les entreprises proposant des services, celles spécialisées dans l’immobilier, le cosmétique, l’habillement et autres, optent pour cette forme de communication dans l’unique but de toucher un large public. Une manière pour ces entreprises, de faire l’étude du marché avant de se lancer. Paradoxalement, des boutiques physiques s’offrent aussi la part du marché. S’installe alors la concurrence.

Encore en phase expérimentale les start-up proposent généralement des produits de qualité à des prix abordables. Ce qui attire de plus en plus de clients. Seul hic : aucun prix n’est affiché, ou mis à la connaissance du grand public. Tout se passe in box. Une manière d’attirer la clientèle. Pour la vente en ligne, les produits sont réglés en cash à la livraison pour installer une relation de confiance avec le client. Un réseau de distribution qui ne connaît ni loi, ni contrôle, soumis à la seule relation vendeur-client.

Les ventes en ligne connaissent encore un démarrage timide au Congo. Pour dynamiser le marché, ces boutiques à l’instar de Brazza shop, Zuri Luxury Hair & Beauty ; Cheveuxnet.fr ; HPP soft and lovely hair ; Nourishka ; Kemmiou consulting ; Office du tourisme, Yeel’luxury hair, se doivent de passer en revue les défis du marché et les opportunités à saisir.

La vente en ligne peut faire jeu égal avec le commerce moderne physique, de la même manière que la téléphonie mobile a bouleversé le marché des télécommunications. Le vrai enjeu reste la confiance du client dans le système de paiement, la livraison ou le service après-vente. Le taux de bancarisation relativement faible au Congo risque de freiner le développement du e-commerce, car l’accès aux cartes de crédit se limite à une portion congrue de la population. Le développement rapide du paiement mobile devrait offrir une alternative au paiement en liquide. La voie de salut du e-commerce se trouve dans le secteur des télécoms.

Face à ces défis, certains entendent à l’avenir privilégier la formule de la mise en relation sécurisée avec l’ouverture d’une boutique physique, ce qui coûterait plus cher et augmenterait sans nul doute le prix des produits. D’autres par contre y perçoivent un espace de promotion, d’achat et de vente des biens et services, et sont donc exonérés de toutes taxes, contrairement aux boutiques modernes physiques.

Encore à sa phase embryonnaire, le e-commerce fait son entrée dans un pays où le commerce physique gagne la confiance. Espérons qu’il s’installera une concurrence dynamique à l’avenir. Ce qui transformera l’habitude des consommateurs.

Josiane Mambou Loukoula

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 et 2 (DR)

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