Opinion

  • Éditorial

Et la Troisième Guerre mondiale …

Vendredi 19 Octobre 2018 - 11:53

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel


Toujours à propos de la célébration à Paris, le 11 novembre prochain, du centième anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la question suivante nous semble devoir être posée : cet évènement planétaire, auquel participeront de nombreux chefs d’Etat, n’offre-t-il pas l’occasion de parler clairement de la Troisième Guerre mondiale qui se profile à l’horizon humain et dont l’issue dépendra de la capacité de l’espèce humaine à préserver la nature qui l’entoure ?

Cette guerre nous sommes, nous Africains du Bassin du Congo, fort bien placés pour la mener puisque c’est pour une large part chez nous que se jouera, dans les décennies à venir, l’un de ses combats les plus décisifs. Si nous parvenons en effet à protéger les forêts, les fleuves, les tourbières, les étangs, les terres vierges de l’immense espace au sein duquel nous vivons et si dans le même temps les grandes nations industrielles réduisent les gaz à effet de serre qu’elles produisent aujourd’hui de façon suicidaire, l’humanité aura enfin une chance de résoudre le problème apparemment insoluble auquel elle se trouve confrontée.

Évoquer cette question éminemment stratégique dans le moment même où les pays du Nord se remémorent les actions courageuses qui permirent de mettre un terme au drame ayant dressé, il y a un siècle, les nations européennes les unes contre les autres en impactant durement l’ensemble du globe n’a rien d’utopique ni de déplacé. C’est, bien au contraire, rappeler à l’homme du vingt-et-unième siècle que son imprévoyance, sa morgue, son refus de regarder la vérité en face, d’anticiper le pire ne peuvent que provoquer de nouveaux drames  dont les conséquences seront encore bien pires.

La Conférence de la paix qui précèdera, à Paris, la commémoration du 11 novembre 1918 et à laquelle participeront de hautes personnalités venues du monde entier constitue en vérité,  pour le Fonds bleu du Bassin du Congo, un cadre idéal pour tirer la sonnette d’alarme sur la Troisième Guerre mondiale qui se prépare dans l’indifférence quasi générale de la communauté internationale. Même si cela paraît fou dans le moment présent, elle peut contribuer à éveiller les esprits en leur faisant comprendre que la véritable bataille de ce siècle est déjà engagée et qu’elle peut être gagnée si, comme hier, l’on s’en préoccupe dès à présent en soutenant les institutions qui vont se trouver en première ligne de ce combat.

 

 

Les Dépêches de Brazzaville

Edition: 

Édition Quotidienne (DB)

Notification: 

Non

Éditorial : les derniers articles
▶ 16/11/2018 | Festivals
▶ 14/11/2018 | Responsabilités
▶ 13/11/2018 | Réécriture
▶ 12/11/2018 | Forum
▶ 9/11/2018 | Pivot
▶ 8/11/2018 | Que dire ?
▶ 6/11/2018 | Réparer ?
▶ 6/11/2018 | Itinérance
▶ 3/11/2018 | Calvaire